La promulgation par le Président Félix Tshisekedi de la loi portant principes fondamentaux relatifs à la recherche scientifique et technologique marque une étape charnière pour la République démocratique du Congo. Mais au-delà de l’avancée institutionnelle, cet acte législatif consacre une manœuvre politique de longue haleine menée par son initiateur, le ministre d’État Guy Loando Mboyo.

Initiée en 2020 alors qu’il siégeait au Sénat, cette réforme vise à doter le pays d’un cadre solide pour l’encadrement, le financement et la valorisation de la recherche. Dans un communiqué, le ministre d’État a salué une mesure qui vient « renforcer le cadre juridique nécessaire au développement de la recherche scientifique et technologique », en cohérence avec la vision présidentielle appelant à consacrer « au moins 3 % du budget national à la recherche ».
Un ancrage auprès du monde académique
Pour Me Guy Loando, les retombées politiques de ce texte seront considérables, notamment auprès de la communauté universitaire. En s’attaquant au sous-financement chronique des laboratoires et à la fuite des cerveaux, il s’offre un ancrage privilégié chez les enseignants-chercheurs, les professeurs et la jeunesse estudiantine, souvent critique face aux politiques. En devenant le visage de la revalorisation de la science locale, il transforme une revendication corporatiste de longue date en soutien intellectuel.

Une continuité législative
Cette réussite vient enrichir un tableau législatif déjà fourni. La Cellcom du ministre a rappelé la loi sur l’Aménagement du territoire, autre texte d’envergure qu’il a porté avec succès pour moderniser un cadre légal obsolète depuis 1957.
Une stature politique consolidée
En faisant aboutir des initiatives parlementaires complexes, Guy Loando Mboyo confirme sa valeur stratégique : celle d’un cadre politique capable de concilier force de proposition, technicité juridique, constance et aptitude à rallier des élites intellectuelles clés pour l’avenir du pays.
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