En politique congolaise, certains portefeuilles ont longtemps souffert d’une réputation tenace : celle de ministères de seconde zone, voire de véritables « mouroirs politiques » réservés aux figurants de l’Exécutif. Le ministère des Relations avec le Parlement figurait en tête de cette catégorie. Pourtant, en un an de gestion -d’août 2025 à août 2026-, le ministre d’État Guy Loando Mboyo, fort de la confiance du Chef de l’État Félix Tshisekedi, est parvenu à inverser la tendance, repositionnant cette institution au cœur du jeu politique et institutionnel de la République démocratique du Congo.

Cette capacité à métamorphoser des structures réputées invisibles n’est pas une première pour cet homme d’État. Lors de son passage au ministère de l’Aménagement du Territoire, il avait déjà révélé un secteur en friche pour en faire un pilier de la modernisation nationale. Avec la même méthode -rigueur juridique, communication stratégique et initiative politique-, Loando grave de nouveau son nom en lettres d’or dans l’histoire du pays.
Une innovation historique : l’Académie parlementaire
L’acte fondateur de cette première année d’exercice reste sans conteste la création de l’Académie parlementaire de la République démocratique du Congo (APA-RDC), concrétisée par un arrêté interministériel en octobre 2025. Inédite dans l’histoire politique congolaise, cette institution scientifique vise à professionnaliser le travail des élus et de leurs cabinets en renforçant compétences, savoir-faire et rigueur procédurale. En dotant le pays d’un tel outil, le ministre d’État ne s’est pas contenté de gérer le quotidien : il a apporté une réponse structurelle à la quête d’excellence du travail législatif.

Un rôle central dans l’équilibre des pouvoirs
Au-delà de cette innovation majeure, le bilan de cette première année témoigne d’une hyperactivité méthodique. Défense du budget national, suivi rigoureux de l’agenda législatif -réformes foncières, projets de loi liés au barrage d’Inga-, accompagnement de la Première ministre pour le dépôt d’accords stratégiques internationaux : Guy Loando s’est affirmé comme l’interface indispensable entre exécutif et législatif.
Autre avancée déterminante : le lancement du mécanisme de suivi de l’exécution des recommandations parlementaires par le gouvernement. Clôturé en mars 2026, cet exercice de redevabilité restaure la crédibilité du contrôle parlementaire et renforce la vitalité démocratique.

Médiateur institutionnel et figure d’avenir
En élargissant le champ d’action de son ministère, Guy Loando intervient désormais comme véritable médiateur dans la stabilisation des institutions provinciales, travaillant de concert avec le ministère de l’Intérieur pour fluidifier les rapports entre assemblées provinciales et exécutifs locaux. Son discours devant les présidents des assemblées provinciales à Kinshasa en juillet 2026 a scellé cette nouvelle attribution : un pont institutionnel au service de la décentralisation.
Consacré ambassadeur de la masculinité positive par le Chef de l’État et reçu en audience au sommet pour renforcer les prérogatives de son secteur, Guy Loando Mboyo démontre qu’aucune attribution n’est secondaire pour qui sait lui donner du sens. En une année seulement, il a transformé un ministère de l’ombre en vitrine d’efficacité républicaine, faisant résonner chaque initiative gouvernementale comme un puissant écho dans l’hémicycle.
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