À l’issue d’une rencontre de deux jours visant à analyser la situation politique qui prévaut au pays, les présidents des regroupements et partis politiques membres du Front Commun pour le Congo (FCC), ont condamné la désignation par le Président de la République d’un informateur chargé d’identifier une majorité parlementaire qui selon eux, existe déjà depuis l’entame de la législature en cours.
Ces cadres estiment que les conditions sine qua non qui peuvent justifier cette démarche du Président de la République sont la destitution ou la démission du Premier ministre en exercice ou des nouvelles élections législatives. Et promettent de « s’opposer de toutes les forces à la dérive totalitaire ainsi qu’aux incitations subséquentes à la haine sur base d’appartenance ethnique et/ou politique ». Ces cadres du FCC invitent les Congolais à « ne pas tolérer à aucun prix, un tel recul démocratique ».
Le FCC constate l’instauration des « pratiques attentatoires aux acquis démocratiques engrangés au cours de ces dernières années au prix de multiples sacrifices du peuple Congolais ».
« Le FCC dénonce et s’inscrit en faux contre la tendance consistant à faire du Président de la République la source de légitimation des autres institutions de la République que sont le Parlement, le Gouvernement et les Cours et Tribunaux ; tendance qui énerve les articles 68, 91 al. 1er & 2ème ; 100, al.1er ; 149 al.1er et 150 2ème de la Constitution et qui viole le principe de la séparation des pouvoirs », indique la déclaration.
Le FCC promet cependant de s’associer à toutes « les initiatives visant à consolider la jeune démocratie congolaise notamment à travers la revisitation de l’arsenal légal en vue d’y renforcer entre autres l’indépendance et l’impartialité de la justice de même que les mesures de transparence du processus électoral et de dépolitisation de l’administration territoriale ».
Marc Tshata



