À l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, célébrée chaque 18 juillet, l’Association des Volontaires du Congo (ASVOCO) a organisé ce vendredi, une conférence-débat dans ses locaux à Goma. À cette occasion, le coordonnateur national de l’organisation, Monsieur Dufina Tabu, a pointé du doigt l’ethnicité comme l’un des principaux facteurs à l’origine des conflits armés qui ravagent l’Est de la République démocratique du Congo.
Prenant la parole devant les journalistes et un public composé notamment de jeunes militants associatifs, d’universitaires et de membres de la société civile, Monsieur Dufina Tabu a dénoncé l’ancrage du sentiment ethniciste dans la sphère politique congolaise.
« Au Nord-Kivu, des associations surgissent et disparaissent comme des feux de paille. Cette instabilité est souvent alimentée par des motivations identitaires « , a-t-il affirmé.
Selon lui, la persistance des violences dans la région trouve en grande partie ses racines dans la manipulation identitaire.
« L’ethnicité constitue le socle des guerres récurrentes dans cette partie du pays. Elle alimente le tribalisme, divise les communautés et finit par engendrer des affrontements fratricides « , a déclaré le responsable de l’ASVOCO.

Dans cette perspective, Dufina Tabu plaide pour une transformation profonde des mentalités afin de rompre avec les clivages identitaires.
« Il est impératif de se libérer de l’ethnicité si l’on veut pacifier durablement les provinces en proie à l’insécurité « , a-t-il soutenu.
Signalons que dans son intervention il a rappelé les idéaux de Nelson Mandela, appelant les Congolais à promouvoir la tolérance, le vivre-ensemble et l’acceptation mutuelle.
« Pour l’ASVOCO, tous les êtres humains doivent apprendre à s’accepter les uns les autres, condition sine qua non pour bâtir une paix durable « , a-t-il insisté.
Mérite BAHOGWERHE JEAN-PAUL



