Lors d’une conférence de presse tenue à Goma ce lundi 1 septembre, l’ancien sénateur et notable munyamulenge, Moïse Nyarugabo, a dénoncé ce qu’il considère comme des attaques ciblées contre Minembwe et ses environs, menées selon lui par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avec l’appui de troupes burundaises.

Moïse Nyarugabo a affirmé que 58 positions militaires auraient été installées autour de la région de Mulenge et que des drones, opérés depuis des centres établis à Bujumbura et Kisangani, participeraient activement aux opérations.
« Depuis quelques semaines, des drones survolent jour et nuit Minembwe malgré le cessez-le-feu. Ils tirent sur des villages et des agglomérations, causant des pertes civiles importantes « , a-t-il déclaré.
L’ancien parlementaire a cité plusieurs bombardements survenus entre le 17 et le 31 août, évoquant notamment des attaques contre les villages de Rugezi, Mikeke, Nyamurombe et Migezi, ainsi que sur un camp militaire à Karunga où, selon lui, un officier supérieur des FARDC aurait perdu la vie.
Au-delà de ces accusations, Moïse Nyarugabo a interpellé la communauté internationale sur ce qu’il décrit comme un plan d’extermination visant la communauté banyamulenge dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu.
« Depuis quelques mois, nous assistons à un acharnement meurtrier sur Minembwe et dans l’ensemble des hauts-plateaux, avec une violence qui va au-delà de la simple volonté de tuer : une véritable obstination à exterminer « , a-t-il affirmé.
Selon lui, l’armée burundaise aurait déployé près de 10.000 soldats et installé des dizaines de positions stratégiques dans différentes localités. Moïse Nyarugabo déplore également le silence de la communauté internationale qui, selon lui, depuis 2017 jusqu’à ce jour, ferme les yeux alors que le sang des Congolais continue de couler.
Mérite BAHOGWERHE JEAN PAUL



