Lors d’un point de presse tenu ce vendredi 24 octobre 2025, le notable du Sud-Kivu, honorable Moïse Nyarugabo a livré de graves révélations sur la présence de l’armée burundaise sur le territoire congolais, particulièrement dans les hauts plateaux du Sud-Kivu. Selon lui, plus de 10 000 soldats burundais, répartis entre 12 et 15 bataillons, occuperaient plus de 70 positions militaires dans cette région.
Ce notable du Sud-Kivu affirme que ces forces étrangères seraient impliquées, aux côtés de certains éléments des FARDC, des Wazalendo et des FDLR, dans des pratiques qu’il qualifie de « criminelles ». Il dénonce notamment l’encerclement systématique de plusieurs villages de la communauté banyamulenge, transformés selon lui en « camps de concentration » où les habitants seraient privés d’accès aux marchés, aux produits de première nécessité et aux soins de santé.
« Ces populations sont condamnées à mourir de faim ou de maladie, en attendant l’assaut final pour exterminer les survivants « , a déclaré Moïse Nyarugabo, appelant à une vérification indépendante sur le terrain.

Selon les chiffres qu’il avance, l’armée burundaise disposerait actuellement de 68 positions identifiées dans les hauts plateaux, notamment entre Runambo (Nord) et Rugezi (Sud). Certaines localités compteraient deux positions ou plus, portant ainsi le total à plus de 70 sites militaires actifs.
L’honorable Moïse Nyarugabo s’interroge sur les objectifs réels de ce déploiement massif d’une armée étrangère sur un territoire déjà fragilisé par des années de conflit.
« Comment comprendre qu’une armée étrangère, mieux équipée et plus nombreuse que les forces nationales, opère librement sur notre sol ? « , s’est-il interrogé.
Moïse Nyarugabo invite les autorités congolaises, les partenaires régionaux et la communauté internationale à examiner cette situation de manière urgente, afin d’éviter une aggravation du drame humanitaire dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
Mérite BAHOGWERHE JEAN PAUL



