À l’issue de sa récente tournée dans le Grand Katanga, Dodo Kamba, président du Conseil Interreligieux du Congo (CIC), réitère fermement sa position : pas de dialogue national sans une Commission Justice, Vérité et Réconciliation. Pour l’archevêque, cette étape est cruciale pour éviter que les pourparlers ne se transforment en simple partage de pouvoir entre acteurs politiques.
« Le peuple a besoin de justice, pas d’un arrangement politique », affirme Dodo Kamba.
Il dénonce une tentative de récupération par certains politiciens « mal intentionnés » et s’oppose à toute initiative qui ignorerait les douleurs profondes de la population. Le CIC privilégie une approche centrée sur la restauration morale et sociale, avant toute négociation politique.

Selon lui, la mise en place d’un mécanisme de justice transitionnelle, dirigé par des responsables religieux, permettrait d’établir les faits, de déterminer les responsabilités dans les nombreuses violences ayant endeuillé la RDC, et d’engager un processus de réparation. L’objectif n’est pas d’effacer les fautes, mais de confronter les auteurs à leurs actes et d’offrir à la nation une voie vers l’apaisement.
Le prélat propose un calendrier clair de six mois pour accomplir cette mission de vérité. Il y voit la condition indispensable à un dialogue réellement inclusif, crédible et porteur de réconciliation nationale.
Par Jonas Ngondo



