La construction du barrage hydroélectrique Inga lll en RDC reste un projet salutaire mais pose des préalables avant sa réalisation, notamment en ce qui concerne les garanties de bonne gouvernance.

Les organisations non gouvernementales, 40 au total, exigent un moratoire sur la signature de tout accord de collaboration ou d’autres contrats, en vue de la protection des droits des communautés locales.
Parmi les griefs portés contre ce projet, il y a l’opacité dans les négociations entre les parties, la non participation de la Société civile. Selon les membres et responsables de ces organisations, le projet risque d’être préjudiciable à la population.
D’après l’accord conclu en 2013, ce projet devrait exporter l’électricité vers l’Afrique du Sud avec une production de 4800 MW et 2300 comme solde, en raison de 1300 MW pour industrie minière de l’ex province du Katanga et le reste pour la société nationale d’électricité.
En août dernier, le chef de l’État sud-africain Cyrille Ramaphoza a fait le déplacement de Kinshasa où il a été reçu par son homologue congolais Joseph Kabila. Les deux personnalités se sont penchées sur cette question. A l’issu des échanges, ils ont annoncé des avancées positives dans les négociations en vue de la finalisation du projet Inga lll.
Avec la réalisation de ce grand ouvrage, la RDC pourra renforcer la fourniture de l’électricité de manière régulière, et mettre progressivement fin au problème lié aux coupures intempestives dont est victime sa population, reconnaissent les membres de la Société civile.
Pour Jean Keba Kangodie, directeur chargé de la protection des victimes de l’AZADHO, le projet Inga lll doit véritablement contribuer à améliorer l’accès à l’électricité. Pour sa part, Emmanuel Musuyu, secrétaire technique du CORAF, estime qu’il faut une amélioration de la gouvernance participative, la réalisation des bonnes études d’impacts environnementaux et sociaux et la présence des dirigeants politiques du pays.
M.M/sakola.info



