La Commission d’intégrité et de médiation électorale (CIME) a réagi à la publication récente de la feuille de route du processus électoral 2025–2028, rendue publique par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Dans un communiqué officielle, la CIME affirme avoir suivi avec attention cette démarche, qu’elle qualifie d’acte fort dans la consolidation du processus démocratique en République démocratique du Congo.
Dans son analyse, la CIME souligne que cette feuille de route représente un rappel important du mode d’accès au pouvoir par des voies démocratiques, tel que défini dans le Pacte républicain de Sun City et consacré par la Constitution. En l’absence de toute mention d’un référendum, ce document met fin, selon la CIME, aux spéculations sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution, un débat qui a alimenté l’instabilité politique depuis 2024.

La feuille de route est également perçue comme un appel clair aux parties prenantes institutions, partis politiques, société civile à s’impliquer dès à présent afin d’éviter toute précipitation préjudiciable. Elle trace un itinéraire à suivre pour prévenir tout glissement du calendrier électoral. La CIME insiste , si un retard devait survenir, il ne saurait être imputé à la CENI.
Cependant, la Commission émet certaines réserves. Elle estime hasardeuse la planification des élections locales alors que celles prévues dans le cadre du cycle électoral en cours ne sont pas encore finalisées. Elle rappelle que plusieurs élus de 2023 ne sont toujours ni opérationnels ni pris en charge, ce qui pose question sur la faisabilité d’un tel projet.
À la lumière de cette analyse, la CIME formule plusieurs recommandations :
À la CENI, de placer l’éducation civique et électorale au cœur de sa stratégie. En tant qu’acteur légalement désigné pour cette mission, elle doit s’assurer que cette opération touche l’ensemble des électeurs inscrits.
Au gouvernement, de tirer les leçons des difficultés de financement rencontrées lors du processus en cours, et de planifier en amont les ressources nécessaires au respect des délais fixés.
Au Parlement, d’initier sans tarder les réformes électorales jugées nécessaires pour renforcer la transparence et l’efficacité du processus.
À la société civile, de jouer son rôle de vigie avec rigueur, en assurant un suivi impartial et objectif des différentes étapes du processus.
Mérite BAHOGWERHE JEAN-PAUL



