Alors que l’Office National de la Pêche et de l’Aquaculture (ONPA) peine à être opérationnel faute de financement, de bureaux, de personnel administratif et avec des animateurs impayés depuis plusieurs mois, le ministre Jean-Pierre Tshimanga a engagé l’ONPA dans un contrat de près d’un million de dollars pour l’acquisition de matériels informatiques sans informer le comite de gestion de l’office.

Un investissement jugé inopportun et non prioritaire, car l’ONPA ne dispose même pas de locaux pour installer ces équipements, et ce, sans que le comité de gestion pourtant habilité à identifier les besoins de l’établissement n’ait été consulté au préalable.
Qu’est-ce qui est prioritaire?
Des questions se posent sur la nature de ces dépenses au regards des besoins qu’éprouvent l’office depuis son installation jusqu’à ce jour.
Pourquoi engager de telles dépenses alors que les agents ne sont même pas rémunérés et que les besoins de base ne sont pas satisfaits? L’office ne dispose pas de bureaux et souffre de frais de fonctionnement.
Pire encore, les ordinateurs commandés n’ont jamais été présentés au comité de gestion. Où sont-ils passés ? Que cache cette opération ?
Peut-on vraiment parler de l’ONPA sans ONPA ?
Le ministre Tshimanga doit des explications, et la lumière doit être faite sur ce dossier.
Sakola.info


