Alors que la République Démocratique du Congo commémore ce lundi 30 juin, le 65e anniversaire de son indépendance, une réaction politique fait irruption dans l’actualité diplomatique du pays : Corneille Nangaa, ancien président de la CENI et aujourd’hui leader de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), structure alliée au mouvement armé M23, s’est exprimé sur l’accord signé à Washington entre la RDC et le Rwanda.
Dans une brève déclaration transmise à la presse, Nangaa déclare :
« L’accord signé à Washington le 27 juin dernier entre la République du Rwanda et le régime illégitime et corrompu de Kinshasa constitue un pas, certes limité, mais utile. Nous en prenons acte. » Dit-il.
Un message politique, dans un climat d’incertitude
Cette prise de parole survient dans un contexte de tensions persistantes à l’Est du pays, où les affrontements entre les FARDC et le M23 continuent d’aggraver la situation humanitaire. L’AFC, qui s’affiche publiquement comme soutien politique du M23, n’a pas été associée au processus diplomatique ayant abouti à l’accord de Washington.
Si Corneille Nangaa dit « prendre acte » de cette initiative, il n’en reste pas moins virulent à l’égard du gouvernement congolais, qu’il qualifie de « régime illégitime ». Cette position alimente le clivage politique entre Kinshasa et les groupes contestataires, à un moment où les acteurs régionaux et internationaux appellent à une désescalade et à un retour au dialogue pacifique.
En cette journée d’indépendance nationale, les appels à la paix, à la souveraineté et à la cohésion nationale restent au cœur des discours officiels. Mais sur le terrain, la complexité du conflit sécuritaire de l’Est rappelle que la stabilité reste un objectif à construire, bien au-delà des signatures diplomatiques.
Sakola.info



