La RDC a une histoire militaire glorieuse, que les livres d’histoire de notre pays ne raconte pas assez. Et pourtant, vu l’état actuel de la sécurité des nos frontières, il est impérieux de galvaniser le moral de nos troupes, même en plongent dans le passé. L’histoire de la deuxième guerre mondiale nous renseigne que lorsque les troupes Nazis avaient attaqués la Russie,Joseph Staline, le 3 juillet 1941 avait recouru a un discours qui rappelait la victoire Russe sur Napoléon.

La force publique
Camille Coquilhat, ministre des affaires intérieures sous ordre du Roi léopold ll de Belgique, créé la Force Publique, le 17 novembre 1885. C’était lorsque le Roi venait de prendre possession du pays, sous le nom d’état indépendant du Congo, EIC en sigle.
La force publique était une force de Police et militaire combinés du Congo et du Rwanda-Urundi. Pendant la seconde guerre mondiale, il constitua la majeure partie des forces belges libres, comptant pas moins de 40.000 hommes.
Les missions et hauts-faits d’armes de la Force publique
Les deux missions principales de la force publique sont répressives, en faisant appliquer la loi, préventive, afin de sensibiliser les citoyens à l’importance du respect des règles collective.
Cette armée fut invincible. Le professeur Adolphe-José Voto, enseignant à l’ifasic et DGA de la Radio Télévision Nationale, RTNC en sigle, nous renseigne par ses écrits diffusés dans plusieurs médias, que la victoire de Tabora obtenue par 15000 soldats congolais sous le commandement du Tombeur en Afrique, était la première victoire des alliés sur l’Allemagne et qui donna du Tonus à la Belgique. Déjà à la première guerre mondiale, 32 congolais, dont Panda Farnana, avaient combattu pour la Belgique dans la bataille de l’yser, souligne-t-il. La Force Publique était parmi les rares armées qui ont véritablement fait la guerre mondiale : ils ont combattu pour la Belgique, aux côtés des Alliés américains britanniques, indiens, kényans, ougandais. Ils ont combattu contre l’Allemagne, l’Italie, le Japon. Ils ont libéré le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Cameroun, la Birmanie. Ils ont été au Nigeria, en Égypte, en Palestine. Une histoire véritablement mondiale.

La victoire de Saio est l’une des grandes victoires des Alliés face à la puissante armée de Mussolini. Malgré une impressionnante supériorité numérique, les Italiens déposeront les armes et capitulent devant le feu de la Force Publique.
L’armée congolaise s’empare de : 250 camions, 20 voitures, 2 autos blindées, 20 motos, 20 canons avec 5000 obus, 4 mortiers, 72 mitrailleuses lourdes, 127 mitrailleuses légères, 7600 fusils, 330 pistolets, deux millions de cartouches, 15.000 grenades et 20 tonnes de matériel de TSF. Dans le même temps, plus de 7000 Italiens dont 370 officiers et 9 généraux sont faits prisonniers.c’est grâce à la victoire des soldats congolais à Kigali et à Bujumbura que la Rwanda et le Burundi ont été donnés à la Belgique après la deuxième guerre mondiale. D’où l’appellation, Congo-belge-Rwanda-Urundi.
L’ ANC ou l’armée nationale Congolaise
L’Armée nationale congolaise (ANC) trouve son origine dans l’ancienne Force publique du Congo, abolie par Patrice Lumumba en 1960 lors de la mutinerie de la force publique, s’opposant à rester toujours inférieure aux colons. Elle ne dura que 10 ans et fut changée en Forces armées zaïroises (FAZ) en 1971 par Mobutu Sese Seko. L’ANC sera confronté à plusieurs mutineries et rébellion sur le territoire national après l’indépendance. L’instabilité politique, qui est la conséquence de l’assassinat du premier ministre Patrice Emery Lumumba ne fera pas de L’ANC une armée redoutable. Les rébellions lumumbiste de 1964 en Stanleyville avec des leaders tels que : Christophe Gbenye, Antoine Gizenga, Laurent Désiré Kabila, et la rébellion de Pierre Mulele dans le Kwilu n’ont pas permis à l’état Congolais de s’organiser sur le plan sécuritaire, et ont même permis au Président Mobutu chef d’état-major général, de faire son coup d’état, le 25 novembre 1965.
Avant le coup d’état, dans le cadre d’une accalmie politique, il a été demandé à Moïse Tshombe de venir en aide à l’ANC pour mettre fin aux rébellions de l’est du pays. Quelque trois mille soldats de l’armée nationale congolaise combattent les mercenaires autour de Bukavu. Ces mercenaires sont au nombre de cent vingt à cent cinquante. Environ cinq cents gendarmes katangais les soutiennent.
En 1971, comme nous l’avons dit ci-haut, Mobutu dissout l’armée Nationale Congolaise et créé les Forces Armées Zaïroises. Une armée glorieuse, mais qui aussi fait face à des rébellions et des combats, notamment dans le Sud/Katanga, ou précisément, à Kolwezi, mutshatsta et dans le Nord Katanga ou à Moba, avec l’un des derniers rebelles des années soixante, en la personne de Laurent Désiré Kabila.

Le Maréchal Mobutu a eu suffisamment du temps et les moyens de professionnaliser l’armée, avec des Unités redoutable tels que les Para-Commandos, les forces armées Zaïroises aériennes ou les Faza, la gendarmerie, la Garde Civil et la Division Spéciale Présidentielle, DSP en sigle.
Nous avons vécu le respect et la crainte de nos voisins, qui s’amusent aujourd’hui sur le territoire National.
Le Général Des Forces armées zaïroises Mahele Lieko Bokungu le tigre et sont bataillon de Commandos ont fait l’honneur du Pays en dehors de nos frontières, notamment au Rwanda, ou ils mettront fin à la première tentative du Front Patriotique Rwandais de Paul Kagame.
Au Tchad, contre les troupes Libyennes, les FAZ avaient encore démontrés leurs habilités au combat. Les troupes aéroportées de CETA, faisaient la fierté de nos forces armées.
Le 17 mai Mobutu et renversé par une rébellion soutenue par des pays voisins, aujourd’hui ennemies dont le Rwanda, et à l’international par les USA. Nous traverseront une période noire sur le plan sécuritaire. Car il nous faut du temps et les moyens pour reconstituer une armée dissuasive.
Nous encourageons les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC en sigle, dans la défense de la patrie face aux nouvelles rébellions qui se vit dans la partie orientale du Pays.
Frederic LEM AMISA



