C’est une intervention marquante que le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Vital Kamerhe, a prononcée ce mercredi à Genève, lors de la 6e conférence mondiale des présidents de parlements.
Dans une atmosphère lourde d’émotion, il a révélé une nouvelle tragédie survenue dans l’Est du pays : dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025, des groupes armés ont attaqué une salle paroissiale à Komanda, dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri, ciblant des fidèles chrétiens réunis en prière.
« Pendant que je vous parle, des Congolais sont assassinés pour la seule raison qu’ils vivent à l’Est de notre pays », a-t-il lancé, visiblement bouleversé.

Cette attaque, aussi brutale qu’injustifiable, s’ajoute à une série de violences que subissent les populations de l’Est de la RDC depuis plus de trois décennies. Le conflit, trop souvent ignoré par la communauté internationale, a déjà fait près de 10 millions de morts et provoqué le déplacement de 7 millions de personnes.
Pour Vital Kamerhe, il ne s’agit pas seulement d’une crise sécuritaire, mais d’un génocide oublié qui exige une réaction urgente. Il appelle à une mobilisation mondiale pour briser l’indifférence et restaurer la paix dans cette partie du pays abandonnée à la souffrance.
Pat BOKETE



