Deborah PEZIT est une jeune actrice congolaise en vogue et elle est à ce jour l’actrice principale du film « dans le silence on parle ». Le cinéma est une passion pour elle, depuis l’université en journalisme, elle a découvert ce goût du 7e art par sa manière de voir les choses de le faire. Et c’est par le groupe « le Béjart » qu’elle a affuté son talent d’acteur de théâtre et par la suite du cinéma avec la structure de production de cinéma Uniproc.

« Au début, c’est des rôles de figurant et dès le premier rôle principal, j’ai saisi l’occasion jusqu’à ce jour et cela grâce aux encouragements de mon mentor au Béjart qui m’a encouragé en disant que dans le cinéma il n’y a pas de grands rôles et des petits rôles », souligne Deborah PEZIT.
Au fait ce projet « Dans le silence, on parle » est une histoire vraie vécue par la productrice Louisiane PEZO, qui m’a contacté pour incarner le rôle principal. L’histoire d’une dame qui perd son premier bébé après 5 mois de grossesse au retour d’un voyage et elle devait subir un curetage pour retirer la grossesse.
Ce film est une conversation entre elle et Dieu, des questions sur ce drame qu’elle n’arrive pas à digérer et le vit seule sans le soutien de ses proches. Elle m’a contacté. Au fait, la productrice s’est dit que je suis la bonne personne pour incarner ce rôle et face à plusieurs difficultés de production, nous avons eu la grâce d’avoir une équipe de production et de réalisation dévouée malgré les maigres moyens, nous avons réussi à réaliser ce film.
Ce film est un message de sensibilisation et de réconfort pour tout celui qui a perdu un être cher.
C’est pour la première fois que je joue seule devant la caméra du début jusqu’à la fin du film. C’est un très bel exercice et puis pourquoi pas ne pas faire voir l’autre facette de Déborah PEZIT dans un sujet interdit où peu de personnes en parle, elle préfère en parler par le cinéma pour pouvoir atteindre beaucoup de gens, afin de sensibiliser, les femmes et des hommes, sur les conséquences des avortements. Il est vrai qu’il y avait la famille avec elle, mais c’était un peu compliqué comme on dit souvent aussi les hommes ne portent pas vraiment ce problème quand il s’agit de ce genre de deuil quand une femme perd son enfant (fœtus), les gens trouvent ça normal. Ce n’était pas facile pour elle d’accepter une telle chose et se dit que j’ai accepté de porter une vie mais pourquoi Dieu me retire cette vie que j’ai accepté de porter en moi. Elle s’est retournée vers Dieu pour demander pourquoi il a permis une telle chose.
En fait, dans cette conversation avec Dieu, elle pose des questions à Dieu qui ne répond pas aussitôt, mais elle continue, elle est là, elle continue à parler c’est pour ça qu’on dit « dans le silence tu parles » et en fin de Compte Dieu as répondu à cette femme et elle a compris que souvent Dieu fait des choses à sa manière et pour sa gloire.

Le contraste dans la société d’aujourd’hui est l’avortement est devenu un acte banal.
Donner la vie c’est quelque chose de merveilleux pour toutes les femmes, mais quand certaines femmes aujourd’hui préfèrent avorter que plutôt porter la vie, je ne sais pas ce qui se passe dans leur tête. Bon chacun de nous a sa manière de voir les choses et sa réalité et préfère l’avortement. C’est une chose que moi je n’encourage pas. Ce qui est vrai, je manque de mots. Je ne sais pas quoi dire sur ce point-là, que Dieu les pardonne, parce que je me dis qu’il y a tant de femmes qui sont dans les mariages, ou pas qui veulent avoir au moins un enfant, parce qu’on dit qu’il y a un âge pour la maternité.
Le réalisateur Jimmy Tissanabo fait un bon travail malgré les difficultés de production et de réalisations que connaissent les producteurs et réalisateurs congolais. Le cinéma est un canal très capital de promotion de la culture d’une nation mais au Congo cela est à l’abandon. Pas de matériels ni moyens adéquats de production. Aucune promotion du cinéma congolais et je peux dire que c’est dû à un manque de confiance pour accompagner ce secteur culturel.
D’abord entre nous, Congolais, n’avons pas cette culture d’aller dans les salles de cinéma pour voir un film et certains Congolais aussi ceux qui ont l’opportunité d’aller voir les films dans les salles critiquent mal ceux qui font le cinéma et cinéastes Congolais. Voilà mon avis pour avoir des productions respectant les normes cinématographiques. L’industrie du cinéma est un des moyens d’apporter un plus dans le développement de ce pays.
Et de conclure : « Pour ceux qui ont manqué l’avant-première du film, une projection est prévue le dimanche 24 août 2025 à 15h au centre culturel Africain. C’est gratuit et la salle dispose d’au moins 800 places assises. C’est un film de sensibilisation, un film pour redonner de l’espoir et de l’amour à tout le monde, voilà pourquoi je vous invite à venir voir ce film et que chacun puisse tirer une leçon. »


