La clôture des activités du mois dédié à la femme en République démocratique du Congo a été marquée, jeudi 9 avril, par un appel fort à l’action lancé par le Réseau des Femmes Ménopausées d’Afrique (RFMA).
Réunies dans la salle du ministère du Genre, Famille et Enfants, dans la commune de la Gombe, plusieurs femmes issues de divers horizons civiles, professionnelles en uniforme et autorités politico-administratives qui ont pris part à cette rencontre de réflexion et d’engagement , placée sous l’égide du Ministère du Genre, Famille et Enfants, cette activité s’inscrit dans la dynamique de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année à travers le monde pour promouvoir les droits des femmes et l’égalité des sexes.

Dans son allocution de bienvenue, la coordinatrice nationale du RFMA , Hélène Bukumba Mwamba, a insisté sur la nécessité de dépasser le cadre symbolique de cette journée pour en faire un véritable levier de transformation sociale.
Elle a particulièrement mis l’accent sur l’urgence de produire des résultats tangibles dans des domaines clés tels que le leadership féminin, la lutte contre les violences faites aux femmes et l’autonomisation économique.
« Le mois de la femme doit être un moment de bilan et d’actions concrètes. Nous devons transformer nos engagements en résultats visibles et durables », a déclaré Hélène Bukumba Mwamba appelant les femmes congolaises à jouer un rôle actif dans la construction nationale.

L’occasion a également été saisie pour saluer les avancées enregistrées sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment en matière de promotion du genre. Parmi celles-ci, la nomination historique de Judith Suminwa à la tête du gouvernement, une première depuis l’indépendance du pays, a été particulièrement soulignée comme un signal fort en faveur de la participation des femmes aux plus hautes instances décisionnelles.
Dans un moment empreint d’émotion, un hommage a été rendu aux femmes victimes des violences persistantes dans l’Est du pays. Un message de solidarité et d’espoir leur a été adressé, rappelant leur résilience face aux épreuves.
En conclusion, les participantes ont été exhortées à considérer cette journée non pas comme une simple célébration, mais comme un appel à la responsabilité individuelle et collective.
« Chaque femme doit s’interroger sur sa contribution à l’édification de la nation », a souligné l’oratrice.
La cérémonie s’est achevée sur une note de gratitude envers les autorités présentes et toutes les femmes de la RDC, engagées au quotidien pour un avenir plus équitable et inclusif.
Jonas NGONDO



