La République Démocratique du Congo a obtenu l’organisation des Jeux de la Francophonie en Juin 2019 sous le gouvernement Tshibala après le retrait du Canada. Seulement depuis cet acte, Le comité national des jeux de la francophonie Kinshasa 2022 avance à pas de tortue dans du sable remplis de cailloux. Cette image est pour montrer que ce comité d’organisation se trouve en difficultés de réaliser toutes les opérations dans le cadre des préparatifs des dits jeux.

Les travaux aux arrêts faute de financements
Les travaux de construction du village des jeux sont aux arrêts de suite des réclamations des entreprises qui avaient commencé les travaux sur le site tata Raphaël avec un préfinancement en attendant les fonds du gouvernement. Rien n’avance depuis plusieurs semaines. Et avec l’arrivée des pluies, le risque de ne jamais finir dans le temps est de plus en plus visibles. À ce jour, le gouvernement de la république n’a pas encore disponibiliser les fonds nécessaires pour les travaux et les autres secteurs de l’organisation.

Travaux suspendus, malgré les avertissements du ministre des Travaux publics qui avait par une commission ad hoc mise en place pour faire des inspections des travaux en rapport avec la francophonie.
La République Démocratique du Congo garde encore ses gênes de finir les travaux en dernière minutes.
Pour garder encore espoir de l’organisation de ces jeux, il faut lever des options et ce dans un bref délai. Doter d’un financement pour le fonctionnement du comité National des Jeux.
Parmi les options à prendre c’est celui de délocaliser le site d’hébergement vers un des sites universitaires ayant des homes pouvant contenir plus de 4000 personnes, nous voyons l’université de Kinshasa dont les homes ont été récemment réhabilités.
Puisque finir les 12 bâtiments en juillet 2022 paraît impossible à cause du gros retard cumulé sur l’exécution des travaux, les commandes de matériels et autres services à mettre en place.

Pourquoi le gouvernement tarde à agir ?
Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a plusieurs fois confirmé auprès des instances internationales de la Francophonie sa volonté et celle du gouvernement d’organiser cette fête de la jeunesse francophone mais seulement le comité national des Jeux de la Francophonie vivote. Sans frais de fonctionnement, le comité s’en remet au miracle et ce malgré des multiples réunions avec les membres du Gouvernement sans aucune avancée. Ne parlons pas des salaires des cumuls d’arriérés se multiplient pour les experts et agents du Comité. Saluons le patriotisme des membres du comité car malgré cette situation chaotique, ils continuent à produire du bon travail pour ne pas accroître le retard.

Le temps n’étant plus allié de cette organisation, le gouvernement devra prendre ses responsabilités en main pour respecter les engagements pris par le chef de l’État face l’Organisation Internationale de la Francophonie .
Le défi d’organiser ces jeux de la francophonie est de remettre la République Démocratique du Congo sur l’échiquier international, un honneur pour les congolais et les congolaises de pouvoir réunir la jeunesse francophone du monde entier.
Les missions d’évaluation du Comité International des Jeux de la Francophonie vont bientôt reprendre mais vont-elles nous trouver au même stade que lors de la dernière mission, certainement, car les choses ne bougent pas.
Rien à évoluer au stade actuel, l’épineux problème d’infrastructures reste intact sans solution.



