La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Plusieurs civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés à la suite d’un bombardement survenu dans la soirée du vendredi 08 mai 2026 à Mushaki et dans ses environs dans le territoire de masisi au Nord-Kivu.
L’annonce a été faite à Goma par Corneille Nangaa, lors d’un échange avec des journalistes organisé à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le coordonnateur politique de l’AFC-M23 a dénoncé ce qu’il qualifie d’ énième violation du cessez-le-feu attribuée au gouvernement de Kinshasa.
Selon ses déclarations, les frappes auraient été menées à l’aide d’un drone et auraient visé notamment un marché local à Mushaki, causant la mort de plus de vingt personnes et faisant plus de soixante blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants.
Dans cette partie du territoire de Masisi, plusieurs familles ont été endeuillées par ces nouvelles violences,alors que des sources locales évoquent une psychose généralisée au sein de la population civile, déjà confrontée depuis plusieurs mois à l’insécurité persistante liée au conflit armé dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Chaque jour qui passe alourdit le bilan humain « , a déclaré Corneille Nangaa, estimant que les populations civiles demeurent les premières victimes d’une guerre qu’elles n’ont jamais choisie.
Devant les professionnels des médias à Goma, le coordonnateur politique de l’AFC-M23 a également accusé le pouvoir de Kinshasa de poursuivre des opérations militaires dans des zones habitées, malgré les appels au respect du cessez-le-feu.
les autorités du mouvement l’AFC-M23 ont commémoré, ce vendredi 08 mai 2026 à Goma, la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée chaque année le 03 mai.
Pour Lawrence Kanyuka, chef du département de communication du mouvement et porte-parole de l’AFC-M23, a salué le travail des professionnels des médias exerçant dans un contexte marqué par l’insécurité et les menaces.
Il a rendu hommage aux journalistes qui, malgré les contraintes liées à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
« continuent d’exercer leur métier avec courage, professionnalisme et sens du devoir afin d’informer l’opinion publique avec responsabilité. »a-t-il précisé

De son côté, Bertrand Bisimwa a insisté sur le rôle de la presse dans la préservation de la cohésion sociale et la lutte contre les discours de haine. Selon lui, une presse libre et responsable constitue un rempart contre la manipulation, la propagande et les discours susceptibles d’alimenter les violences .
Il a exhorté les journalistes à combattre activement la désinformation et les messages de haine, estimant que certains discours peuvent contribuer à attiser les tensions communautaires et à banaliser la violence.
Il a également plaidé pour la protection des journalistes, le respect de la liberté d’expression ainsi que la promotion d’un débat public fondé sur la responsabilité et le respect de la dignité humaine.
Signalons que, dans les zones sous contrôle du mouvement de l’AFC-M23, cette célébration s’est tenue sous le thème : La désinformation et la propagation des discours de haine : une arme de destruction massive utilisée par le régime de Kinshasa .
Mérite BAHOGWERHE JEAN-PAUL



