Samy Kabemba président de la ligue des jeunes UDPS/ KOLWEZI sonne l’alarme et interpelle les cadres et membres de son cher parti sur la nécessité d’une auto évaluation des idéaux et textes réglementaires du parti.
Chers camarades,
Chers jeunes,
15 Aout 1992, 15 aout 2025, nous voici aujourd’hui, 33 ans jour pour jour que les délégués des forces vives de la nation acquises au changement, venues des différentes provinces que comptait notre pays, réunies à la conférence nationale souveraine CNS en sigle, à 71 % des suffrages exprimés ,avaient désigné M. Tshisekedi Etienne , Premier Ministre pour former et conduire le gouvernement pendant la période de transition qui s’était ouverte depuis le 24 avril 1990.
Cette élection revêtait une signification toute particulière pour notre peuple, qui dans son ensemble croyait et appelait au changement, ce mot plein de sens sera repris à plusieurs reprises par M. Etienne Tshisekedi dans presque chacune de ses prises de parole en publique.
Aujourd’hui, après 7 années d’une présence forte, de notre parti dans les institutions démocratiquement installées du pays et vu le manque criant d’un leadership éclairé au sein du parti, capable de fédérer autour de soi, il est judicieux de faire une auto évaluation de cet exercice du pouvoir par rapport aux idéaux pour lesquels ce parti a été créé dans le contexte connu de tous.
Cette auto évaluation ne pouvant se dérouler que dans le cadre et le respect des textes réglementaires et statutaires du parti; la survie du parti en dépens.
Le confort du pouvoir dans lequel certains s’y sont installés, leur rend sourd au bruit de la déception, déception non seulement des militants et militantes de l’UDPS mais d’un si grand nombre de nos compatriotes,qui la nuit du 15 aout 1992 étaient sortis en masse pour saluer cette élection d’un nouveau premier ministre à la conférence nationale souveraine.
Aux hommes et femmes, fidèles aux valeurs de la gauche c’est-à-dire aux idées progressistes et aux idéaux ayant motivés notre engagement en politique au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progress Social , en toute liberté de la pensée et de la parole , je vous invite, au cour d’une réflexion profonde , de dire clairement, amicalement et dans la bonne attente tout en restant courtois les uns vis à vis des autres le mal qui ronge le parti afin de proposer la panacée pour sauver le parti de ce vide dans lequel l’a plongé ,pour satisfaire leurs appétits gloutons quelques de ses fils, pour qu’ensemble nous allons vers un imaginaire collectif nouveau.
Cette tendance de vouloir arrêter la discussion avant même de l’avoir commencé est nuisible, nous avons besoin des idées nouvelles et non des concepts et slogans figés méprisant toute liberté d’expression.
Il est étonnant si pas décevant de voir un parti, né à la suite de la lettre de 52 pages de décembre 1980, dans laquelle les 13 signataires évoquaient la nécessité de la libre confrontation d’idées dans un esprit d’émulationconstructive soit devenu un cadre de musellement de la parole et de l’intolérance.
Il faut laisser les pensées libres de s’exprimer, ne laissons pas la politique aux intolérants, aux factions, qui par défaut de persuasion refusent tout débat contradictoire constructif.
La Démocratie sans liberté d’expression est une escroquerie, disait un penseur, Victor Hugo pour ne pas le citer.
Que vive le renouveau, je vous remercie.
Samy Kabemba



