Ce jeudi 20 janvier 2022 en ville de Goma, certaines organisations féminines ont été dans les rues du chef-lieu de la province du Nord-Kivu dans le but de dire non à la disparition de la race féminine mais aussi exiger la recevabilité et l’examen de l’édit portant protection spéciale de la femme enceinte, du nouveau-né et de sa mère dans ce coin du pays de Lumumba.

Parmi ces organisations ont peu citées Congolese family of joy, le mouvement Rien sans les femmes ainsi qu’une dizaine d’organisation se battant pour l’autonomisation et l’intégration de la femme dans tous les secteurs de la vie
À en croire Anita Kavira, une des petitionnistes en RDC et plus particulièrement dans la province du Nord-Kivu, le non accès pour les femmes aux droits complets à la santé sexuelle et reproductive incluant la protection de la femme enceinte, du nouveau-né et de sa mère est un sérieux problème, ce qui est un des facteurs à la base de l’augmentation de la mortalité maternelle et infantile.

» D’une part selon le rapport de Save thé children, plus de 15 000 femmes vivant surtout en milieu rural meurent tous les ans dans le monde pendant l’accouchement cela par la faute d’une prise en charge appropriée.
Notre pays la RDC occupe la 177eme place sur 178 pays, au Nord Kivu, plus de 400 femmes meurent par an et plus de 3000 nouveaux nés sont aussi victimes de la mortalité maternelle et infantile comme l’a dit un rapport de l’association des femmes médecins.
Toutes les 9 minutes, une femme meurt des suites d’un avortement dangereux qui est soit spontané ou provoqué.

L’avortement à risque constitue à ce jour un problème majeur de santé publique, sur 287 460 décès maternels survenus par an, 165 000 ont eu lieu en Afrique, une situation qui doit nous interpeller tous, insiste Anita Kavira »
Et de poursuivre
» Il est donc inconcevable de continuer à supporter ce taux élevé de mortalité vue que chaque vie humaine compte, notre constitution nous donne le droit à la vie et à sa protection.
Personne ne doit mourir en train de donner la vie.
Les femmes en dehors des bureaux reconnus à la vie aussi au droit à la protection de leur vie en période de grossesse, de même qu’à l’enfant à naître.
Ainsi, les organisations féminines et la population du Nord-Kivu ( tous territoires confondus)
exigent la recevabilité, l’examen de l’édit rejeté sera réintroduit par les femmes tout en exigeant son examen et son analyse en commission par les députés et voir même jusqu’au vote de la proposition de l’édit
Mérite BAHOGWERHE



