Dans la semaine du 13 décembre, l’UNESCO statuera sur l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité…


Le moment est solennel, voire historique! La Havane l’a déjà réussi il y a cinq ans avec sa rumba, c’est à présent le tour de Kinshasa et Brazzaville de tenter leur coup! Ce serait alors l’aboutissement d’un long processus ayant impliqué, sur les deux rives du Congo, les spécialistes de la question… L’INA s’est chargé de démontrer, papier à musique en avant, les spécificités de cette musique tant dans sa conception que dans son exécution… La problématique consiste justement à démontrer que cette musique n’est pas la copie ratée de la rumba cubaine!

Des intellectuels de hautes cimes tels que Yoka Lye Mudaba, Didier Mumengi et j’en oublie d’autres ont rappelé la genèse coloniale voire pré-coloniale de la rumba, son évolution, ses emprunts, … La rumba congolaise étant aussi bien plus qu’un son, un état d’esprit, une façon de vivre, de s’habiller, bref de voir le monde!

Dans quelques jours, le verdict! Les deux Congo retiennent leur souffle sur fond d’un air d' »Afrika mokili mobimba » dans lequel le maestro Kallé Jeef prophétise la conquête mondiale de sa musique…
NDLR: Espérons que nos autorités par cette occasion donnent un gros coup de pouce à l’émergence du secteur culturel qui souffre d’un abandon criant et srvit grâce à la petite implication des structures étrangères présentent en RDC.
Didier Mbuy



