Nous vous prions de bien lire l’opinion de l’abbé Blaise Kanda sur la polémique de la désignation du nouveau président de la Ceni.
N’exagerons rien ! La Cenco, comme sentinelle, est dans son rôle. Elle a contesté Malumalu en 2006, elle a contesté Ngoyi Mulunda en 2011 et même en 2016, elle a contesté Corneille Naanga et aussi Ronsard Malonda
Quand en 2013, la Cenco a désavoué Malumalu, un prêtre catholique, c’était pourquoi ? Je n’ai rien contre Kadima. Il mérite bien le poste. Il a des compétences avérées. Mais la Cenco émet des réserves comme elle en emettrait si le président de la Ceni était Kyungu wa Kumwanza, ( du Katanga) ou Bosembe ( de l’équateur) ou Eberande ( du Bandundu…) ou même le très révérend Dallo …
Simplement parce que leur indépendance vis-à-vis du chef de l’Etat pose problème à cause de leur proximité avec ce dernier. Mais tout ce qu’il y a faire, c’est prouver le professionnalisme et l’impartialité de Monsieur Kadima. Ne l’oublions pas : la victimisation est une arme que savent manier les faibles et les malins. Ne crions pas trop vite au tribalisme. Quand la Cenco contestait les autres, avant Kadima, c’était du tribalisme ou la recherche des élections libres et transparentes?
Réfléchissons. S’il y a mauvaise foi, dans ce cas, comme certains le pensent, souvenons de ce proverbe : ‘ dans la mauvaise foi, il n’y a pas de bénéfices » Que toute cette jurisprudence nous donne de la prudence dans nos jugements ! Ne m’insultez pas: dites moi seulement le président de la Ceni que la Cenco a soutenu ? Souvenons-nous que le FMI a contesté la présence de Prince LESA et André WAMESO au conseil d’admnistration de la BCC pour les mêmes raisons ! C’était du tribalisme blanc ou la recherche de crédibilité et d’indépendance ?
Abbé Blaise Kanda ! Prêtre de Mbuji-mayi.


