À Kinshasa, un bon matin, la population congolaise se réveille et aperçoit des individus s’autoproclamer prophètes ou pasteurs venus apporter un message pour libérer et sauver le peuple congolais de sa situation actuelle. Cependant, à voir de plus près, l’on se rend très vite compte que les congolais ne sont pas libérés et continuent à demeurer dans la pauvreté et autres précarités.
La faute à qui ? Aux colonisateurs qui ont apporté l’évangile de la bonne nouvelle en RDC par l’intermédiaire des missionnaires? N’est-ce pas la simple ignorance et l’irresponsabilité des aveugles croyants à ne pas scruter comme il se doit ces messages religieux?
Il faut connaître la place qu’occupe la religion dans la vie des congolais. Cela semble inadmissible qu’une population majoritairement chrétienne croupisse dans la misère la plus totale…

Pour certains, devenir pasteur n’était pas une chose facile autrefois. Il fallait compter autant d’années d’encadrement et de spiritualité. Hier, les églises étaient considérées comme des lieux sacrés et respectueux, ce qui n’est plus le cas actuellement. Le constat est très amer dans les quartiers de la capitale.
En effet, la présence des églises est remarquable même dans des cours communes où des frères, sans aucun appel de Dieu, se font passer pour des pasteurs et considèrent La Bible comme un fond de commerce au détriment du pauvre peuple, de plus en plus paupérisé par un évangile qui, visiblement, n’amène plus les individus à la vraie conversion.
Naguère pour devenir pasteur, il fallait respecter un certain cursus.
Mais, aujourd’hui, c’est déplorable de constater que certaines personnes deviennent des pasteurs sans avoir une maîtrise de la bible.
L’enseignement biblique est en quelque sorte bafoué et la Bible est pratiquement devenue une piste de facilité financière que tout le monde veut, à tout prix, exploiter.
Des foyers sont actuellement dominés par des pasteurs, des églises de réveil qui placent ainsi certains membres de famille dans une impasse de coopération.
Au regard de ce tableau sombre déformant le bon sens ou la vraie considération des églises, il est fort de constater que certains chrétiens expriment leur ras-le-bol dans la mesure où l’image de Dieu est visiblement exposé au sarcasme.
Isaac MATAMBA/Stagiaire Ifasic



