La riposte contre la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, causée par la souche Bundibugyo, montre des signes encourageants, particulièrement à Bunia, dans la province de l’Ituri, selon le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB).
De retour d’une mission à Bunia, le Dr Muyembe a constaté une amélioration de plusieurs indicateurs de la riposte. Les performances de certaines structures seraient passées d’environ 40 % à plus de 80 %, tandis que les capacités de diagnostic ont été considérablement renforcées, avec désormais 24 laboratoires contre seulement 2 au début de l’épidémie.
Autre signe encourageant : le taux de positivité des échantillons, estimé à environ 60 % au début de l’épidémie, serait aujourd’hui compris entre 20 et 25 %. Plusieurs zones de santé de l’Ituri n’ont par ailleurs enregistré aucun nouveau cas depuis plusieurs semaines.
Face à cette évolution, le professeur Muyembe estime que « nous commençons à maîtriser les paramètres de notre épidémie », tout en soulignant que la situation doit continuer à être suivie avec attention.
Il évoque même l’espoir d’une fin de l’épidémie avant la fin de l’année 2026.
Cependant, la situation demeure différente selon les provinces, notamment au Nord-Kivu, où la transmission reste préoccupante.
Les autorités sanitaires appellent donc la population à maintenir les mesures de prévention : lavage régulier des mains, évitement des contacts avec les personnes présentant des signes suspects et consultation rapide d’un centre de santé en cas de symptômes.
Pour le Dr Muyembe, les progrès sont encourageants, mais seule une vigilance constante permettra de consolider les acquis et de mettre durablement fin à cette épidémie.
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