Le gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé, ce samedi, une opération de rapatriement volontaire de ses ressortissants bloqués en Afrique du Sud à la suite des violences xénophobes enregistrées au mois de mai dernier.
Un premier groupe de 121 Congolais, composé notamment de femmes et d’enfants, a regagné le pays par un vol qui a atterri à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa. Ces ressortissants font partie des personnes ayant exprimé le souhait de quitter l’Afrique du Sud après les attaques des 5 et 6 mai 2026 visant plusieurs communautés étrangères.
Cette opération intervient après plusieurs semaines de démarches engagées par les autorités congolaises pour venir en aide aux citoyens affectés par cette situation.
Dès le déclenchement de la crise, le ministère des Affaires étrangères avait renforcé l’action diplomatique de l’ambassade de la RDC à Pretoria, à travers notamment l’ouverture de permanences consulaires, la mise en place de lignes d’urgence et des échanges avec les autorités sud-africaines.
Le dossier avait également été soumis aux institutions nationales, notamment à l’Assemblée nationale et au Conseil des ministres, qui avaient décidé de créer une cellule chargée d’identifier les Congolais désireux de rentrer au pays et de coordonner leur rapatriement.
Selon les autorités congolaises, 260 demandes de retour volontaire ont été enregistrées et validées. Après examen des dossiers administratifs et sécuritaires, 121 personnes ont été retenues pour cette première phase. D’autres vols pourraient être organisés afin de permettre le retour des compatriotes encore présents en Afrique du Sud.

À leur arrivée à Kinshasa, les rapatriés ont été accueillis par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, accompagnée de plusieurs représentants des services publics. Les autorités ont annoncé la mise en place d’un dispositif d’accompagnement destiné à faciliter leur réintégration sociale et économique.
« Cette opération traduit la volonté du gouvernement de ne laisser aucun Congolais en difficulté à l’étranger « , a fait savoir une source proche du ministère des Affaires étrangères, qui souligne également l’importance de la collaboration entre Kinshasa, Pretoria et l’ambassade congolaise en Afrique du Sud.
Signlons qu’avec cette première phase de rapatriement, le gouvernement congolais entend réaffirmer son engagement à assurer la protection de ses citoyens vivant hors du territoire national, tout en poursuivant les efforts diplomatiques pour garantir leur sécurité.
Denis AN



