L’épidémie de maladie à virus Ebola (MVE), qui sévit en République démocratique du Congo depuis mai 2026, continue de susciter de vives inquiétudes. Dans son rapport de situation publié le mercredi 25 juin, l’Institut national de santé publique (INSP) fait état de 1 155 cas confirmés, dont 304 décès, correspondant à un taux de létalité de 26,3 %.

La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec 22 zones de santé affectées. Au Nord-Kivu, 11 zones de santé restent sous surveillance renforcée, tandis qu’au Sud-Kivu, où aucune nouvelle transmission n’a été enregistrée depuis le 26 mai, les autorités sanitaires maintiennent un dispositif de veille active afin de prévenir toute résurgence.
Dans le cadre du renforcement de la riposte, les autorités congolaises et ougandaises ont lancé un plan transfrontalier de 90 jours visant à intensifier la coordination des interventions, notamment dans la zone stratégique d’Aru, à la frontière entre les deux pays.
Le rapport signale également la confirmation d’un cas d’Ebola en France chez un médecin réanimateur ayant participé aux opérations de riposte à Bunia pour le compte de l’ONG ALIMA. Le praticien aurait développé les premiers symptômes au cours de son vol de retour vers la France.
Signalons qu’un expert de l’INSP déployé en Ituri est décédé le 24 juin après avoir été évacué vers Kinshasa à la suite d’un épisode d’hypertension sévère. Les analyses effectuées sur deux prélèvements se sont révélées négatives à la maladie à virus Ebola.
Sur une note encourageante, seize nouveaux patients ont été déclarés guéris après deux tests de contrôle négatifs, portant à 138 le nombre total de personnes rétablies depuis le début de l’épidémie.
Mérite BAHOGWERHE


