Face à la recrudescence des catastrophes naturelles et d’origine humaine en République démocratique du Congo, une dizaine de journalistes de Kinshasa ont pris part, du 19 au 21 novembre, à un atelier de renforcement des capacités organisé par Hub RDC, membre du réseau humanitaire mondial Start Network.
Financée par le programme Disaster Risk Financing (DRF), cette session de formation avait pour objectif de doter les professionnels des médias de connaissances essentielles sur la prévention des risques et les bonnes pratiques en matière de couverture médiatique des crises, notamment les inondations meurtrières qui frappent régulièrement la capitale.
Pendant trois jours, les participants ont abordé plusieurs thématiques, dont les défis liés à la couverture d’urgence, la sécurité des reporters sur le terrain ainsi que le rôle déterminant des journalistes avant, pendant et après une catastrophe qu’il s’agisse d’inondations, de tremblements de terre, d’éruptions volcaniques ou d’autres phénomènes extrêmes.
Selon Aimé Kikalage, chargé de communication et formateur au sein de l’atelier, l’engagement des participants a été remarquable.
« Nous avons beaucoup apprécié l’implication des journalistes. Ils sont conscients que les inondations constituent un problème majeur à Kinshasa et que chacun doit contribuer à la lutte contre ces fléaux. Leur engagement à produire des reportages et à assurer une couverture médiatique responsable afin de sauver des vies représente un pas important vers le renforcement des capacités collectives pour faire face aux catastrophes qui continuent d’endeuiller la capitale. ». a-t-il indiqué
Parmi les participantes, Gloria Kisenda a souligné l’apport concret de cette formation
« Ces trois jours d’atelier ont été d’une grande utilité. En tant qu’acteurs sociaux, nous avons le devoir de sensibiliser et d’alerter la population. Cette formation nous permet désormais de transformer cette sensibilisation en un véritable levier de changement. » a-t-elle fait savoir
La cérémonie de clôture a rassemblé plusieurs chefs de quartiers et notables de Ndanu, Kinsuka Pêcheur et Salongo, parmi les zones les plus touchées lors des récentes fortes pluies. À cette occasion, la presse kinoise a réaffirmé sa volonté de collaborer étroitement avec les autorités locales pour garantir une réponse plus rapide et mieux coordonnée en cas d’urgence.
Signalons que ,si Kinshasa demeure l’une des villes les plus exposées aux inondations récurrentes, d’autres localités telles que Kisangani, Kalemie, Mbandaka, Kalehe et Fizi connaissent elles aussi des épisodes réguliers aux conséquences particulièrement dévastatrices.
Gloria Kisenda




