Alors que le mois d’octobre touche à sa fin, les enseignants des territoires de Dibaya, Dimbelenge, Kazumba, Luiza et Demba, dans la province du Kasaï-Central, n’ont toujours pas reçu leurs salaires du mois de septembre 2025. Une situation qui plonge de nombreuses familles dans la précarité.
Ces professionnels de la craie, pourtant au front chaque jour pour assurer l’éducation des enfants en milieu rural, dénoncent l’injustice et le mépris du gouvernement central ainsi que la lenteur de la Caritas Kananga, la banque payeuse mandatée pour assurer la rémunération.
« Nous travaillons dans des conditions difficiles, sans outils, sans soutien, et même sans salaires », déplore un enseignant de Kazumba. « C’est une humiliation que de devoir attendre jusqu’à la fin octobre sans savoir quand notre dû nous sera versé. »

Face à ce silence prolongé des autorités, ces enseignants réclament le paiement immédiat et sans condition de leurs salaires, et demandent des explications claires sur les causes de ce retard jugé inacceptable.
Plusieurs syndicats provinciaux promettent de durcir le ton, si rien n’est fait dans les prochains jours. Une grève générale pourrait être envisagée.
L’éducation, socle du développement, mérite mieux. Le gouvernement est appelé à réagir sans délai pour restaurer la dignité de ces enseignants de l’arrière-pays.
Jonas NGONDO



