Les autorités urbaines de Goma ont donné un ultimatum de 48 heures aux vendeurs installés le long des trottoirs et sur les artères principales de la ville, afin qu’ils libèrent ces espaces publics et regagnent les marchés officiels. Passé ce délai, des mesures coercitives seront appliquées.
Depuis plusieurs semaines, l’administration urbaine, placée sous l’autorité de l’AFC-M23, organise des descentes conjointes avec les services de sécurité dans différents quartiers où prolifèrent des marchés dits pirates , notamment à Kahembe (commune de Karisimbi) et à Olive Limbe, ex-Alanine (commune de Goma). Ces opérations visent à mettre fin à l’occupation anarchique de la voie publique par des activités commerciales.
S’exprimant ce samedi à la mairie de Goma, le maire adjoint, Désiré Ngabo Kisuba, a précisé que l’ultimatum expire ce lundi.
« Les vendeurs installés sur le boulevard Sake, aux abords du rond-point Rutshuru et le long des principales artères de la ville disposent de 48 heures pour quitter les lieux. Dès lundi, toute marchandise saisie sera confisquée et son propriétaire arrêté pour non-respect des consignes « , a-t-il averti.
Le maire adjoint a justifié cette décision par la nécessité de garantir la sécurité publique et de préserver la salubrité urbaine.
« En tant qu’autorités, il est de notre devoir de protéger la population des risques liés aux accidents de circulation et à l’insalubrité « , a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le maire adjoint Désiré Ngabo a salué les efforts des jeunes du mouvement Rastafari, engagés dans des actions de salubrité publique. Ces derniers ont récemment procédé au curage du caniveau situé devant l’agence Equity Bank, longtemps obstrué, une initiative qui a suscité l’approbation des passants.

Pour Kambale Mohangura Matumo, alias Mwalimu Patient, président du mouvement Rastafari à Goma, a rappelé la philosophie de son groupe.
« Goma nous appartient et nous devons la protéger. Le vert de notre drapeau symbolise l’environnement, et c’est dans cet esprit que nous pratiquons le salongo. Un Rasta doit vivre dans un environnement propre. »
Reconnaissant l’importance de cette contribution citoyenne, le maire adjoint a encouragé les jeunes Rastafari à poursuivre leurs actions, tout en les appelant à servir de modèle dans la lutte contre le tribalisme, la consommation de stupéfiants et l’abus d’alcool.
Il convient de noter que la boue et les déchets extraits des caniveaux par ces jeunes sont régulièrement laissés sur la chaussée, en attente d’être évacués par les services municipaux. Cette collaboration entre la jeunesse et les autorités locales illustre une volonté commune de rendre la ville de Goma plus attrayante et plus propre, dans la perspective de renforcer son image de ville touristique.
Mérite BAHOGWERHE JEAN PAUL



