Dans le cadre de sa mission d’éducation et de sensibilisation, l’ASBL Les Femmes qui Rêvent Grand a organisé, ce mercredi 6 août, une journée d’échange axée sur la conduite responsable de la vie sexuelle chez les adolescentes. L’activité s’est tenue dans la commune de N’sele, au sein de l’église Temple Restauré de Dieu, en présence de femmes, filles-mères et responsables religieux.
Placée sous le thème » Les relations sexuelles saines « , cette rencontre visait à conscientiser les filles et les femmes sur les dangers d’une sexualité précoce et non encadrée.
C’est dans ce cadre que la fondatrice de l’ASBL, Mamisa Amondo a souligné la nécessité de briser les tabous familiaux et d’instaurer un dialogue ouvert entre mères et filles .
« Il est temps de casser le miroir du tabou au sein des familles. Une fois que la fille voit déjà ses règles, elle est capable de concevoir. Il revient donc à la mère de jouer pleinement son rôle d’éducatrice pour l’accompagner dans cette nouvelle vie, et ainsi prévenir les grossesses précoces. » a- t-elle fait savoir.

La deuxième partie de cette journée a été marquée par des ateliers thématiques, organisés selon les catégories de participantes : jeunes filles, femmes et pasteurs. Ces échanges ont permis d’identifier les causes profondes des grossesses précoces, de proposer des pistes de solutions concrètes, et de réfléchir au rôle essentiel des mères et de l’église dans l’encadrement des adolescentes.
Par ailleurs, la fondatrice a exhorté les filles à bannir la paresse, en choisissant la voie de l’école ou l’apprentissage d’un métier, pour mieux préparer leur avenir.
« La vie ne s’arrête pas après l’accouchement. Il faut se relever, se battre et croire encore en ses rêves », a-t-elle déclaré.
Présent à cette activité, le pasteur visionnaire de l’église Temple Restauré de Dieu a salué l’initiative :
« Je suis très satisfait du déroulement de cette activité. Elle vient nous seconder dans ce combat. J’encourage ces genres d’initiatives qui contribuent à la diminution des grossesses précoces chez nos filles. », a-t-il dit.
La cérémonie s’est clôturée par la présentation des formations proposées par l’ASBL Les Femmes qui Rêvent Grand, notamment en décoration, coupe et couture, make-up, développement personnel, et autonomisation économique. Ces programmes visent à transformer les participantes en actrices utiles pour la société.
La RDC est l’un des pays les plus touchés par les grossesses précoces, avec près d’une fille sur quatre qui débute sa vie reproductive avant l’âge de 18 ans. Ce phénomène, alimenté par la pauvreté, le manque d’éducation et l’absence d’accès à l’information sur la santé sexuelle, expose les adolescentes à de nombreux risques. Face à cette réalité, l’ASBL Les Femmes qui Rêvent Grand s’engage à sensibiliser, encadrer et autonomiser les jeunes filles pour contribuer efficacement à la réduction de ce fléau.
Gloria kisenda



