Face à la crise persistante dans l’Est de la République Démocratique du Congo, Martin Fayulu, figure emblématique de l’opposition, appelle à une mobilisation patriotique et à une cohésion nationale. Dans un message poignant diffusé ce lundi 2 juin, il exhorte chaque citoyen à s’unir pour surmonter les défis actuels et bâtir un avenir meilleur pour le pays.
« Nous vivons, sans doute, les heures les plus sombres de notre histoire. La balkanisation de notre pays, que l’on redoute depuis 1960, n’est plus une menace lointaine : elle est en marche, à grands pas. Nous devons l’arrêter », a déploré Fayulu.
Dans son message, il a également critiqué Corneille Nangaa, l’appelant à cesser la violence dont il est complice. « Je vous en conjure : cessez d’être complice des massacres de nos frères et sœurs. Le sang congolais ne peut plus couler avec votre complicité. Aucune ambition ne vaut le prix de la souffrance de tout un peuple », a-t-il affirmé.

Concernant le séjour de l’ancien président pour un dialogue avec les acteurs locaux, Fayulu soutient qu’aucune raison, même stratégique, ne peut justifier une collaboration avec ceux qui déchirent le pays. « Le seul chemin vers la rédemption de nos erreurs passées, c’est le dialogue, pas la compromission », a-t-il précisé.
Il a également exprimé son souhait de tenir une concertation nationale pour faire face aux défis que rencontre le Congo. « Vous avez le devoir de ne pas laisser notre génération être celle qui aura vu le Congo se désintégrer. J’en appelle à un sursaut d’honneur et de responsabilité », a-t-il lancé.
Fayulu a conclu en invoquant l’hymne national : « ‘Dressons nos fronts longtemps courbés’, ces paroles ne doivent plus rester des mots vides. Face au danger de mort, levons-nous, unis, tous ensemble. Refusons la fatalité. Choisissons la patrie. »
Le Président de la République a salué le patriotisme et l’engagement de Fayulu pour la cohésion nationale, affirmant sa disponibilité à le rencontrer pour discuter des possibilités de sauver la République de la prédation qui menace les institutions et l’intégrité territoriale du pays.
Sakola



