Alors que le président Félix Tshisekedi Tshilombo affirmait, qu’ « il ne peut y avoir de paix durable sans liberté de la presse, ni de République forte sans journalistes debout « , la situation de la liberté de la presse en République démocratique du Congo demeure préoccupante. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’ONG Journaliste en Danger (JED), publié à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Selon les données compilées par JED, plus de 500 atteintes à la liberté de la presse ont été enregistrées depuis le début du quinquennat présidentiel. Ce bilan inclut l’assassinat de cinq journalistes, ainsi que l’arrestation de plus de 160 autres professionnels des médias. Des chiffres qui contrastent fortement avec les engagements pris par le chef de l’État en faveur d’une presse libre et indépendante, considérée comme un pilier de la démocratie.
Le rapport souligne également une recrudescence des actes d’intimidation, d’agressions physiques, et de fermetures arbitraires de médias, dans plusieurs provinces du pays. Malgré les assurances officielles et les cadres législatifs existants, les journalistes congolais continuent de travailler dans un climat d’insécurité et de pression constante.

Face à cette situation, JED appelle les autorités à mettre en place des mécanismes efficaces de protection des journalistes, ainsi qu’à garantir l’application stricte des lois relatives à la liberté d’expression et à l’exercice du métier de journaliste.
Signalons que, Le rapport complet, publié sur le site Election-net, détaille l’ensemble des violations documentées et formule une série de recommandations en direction des pouvoirs publics, de la société civile et des partenaires internationaux.
Mérite BAHOGWERHE JEAN-PAUL



