Depuis la prise de contrôle de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, par l’Alliance des Forces du Changement – Mouvement du 23 mars (AFC-M23), les mesures imposées dans le cadre de l’état de siège ont été levées.

Cependant, malgré cette levée des restrictions, la population demeure en proie à une profonde inquiétude. Si les nouveaux occupants ont assuré aux habitants une liberté de circulation 24h/24, cette mesure n’a pas suffi à dissiper les craintes. Plusieurs quartiers de la ville restent marqués par une atmosphère de tension et d’incertitude. Les habitants, pris entre le spectre des violences passées et l’imprévisibilité de la situation actuelle, vivent dans un climat d’angoisse.
Outre l’insécurité ambiante, les conséquences économiques de cette occupation se font lourdement sentir. La population est confrontée à une hausse des prix des produits de première nécessité, accentuée par l’instabilité du taux de change. Le coût de la vie devient de plus en plus insoutenable, aggravant la précarité dans une ville déjà éprouvée par des années de conflit.

Dans ce contexte, l’avenir de Goma demeure incertain. Les habitants, bien que sous contrôle de nouvelles autorités, tentent de s’adapter à une situation où la stabilité semble encore hors de portée.
Paul BUSIMA



