Les 47 États membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU viennent d’adopter, ce vendredi 7 février, la mise en place d’une mission d’enquête sur les exactions commises par l’armée rwandaise et ses supplétifs dans l’Est de la RDC.

Suite à sa gravité, le projet de résolution présenté par la République Démocratique du Congo a été adopté sans vote, à l’issue d’une session extraordinaire qui s’est tenue ce vendredi 07 février 2025 à Genève.
Selon la perspective de toutes ces démarches diplomatiques, constitue par ailleurs une victoire apaisante pour la RDC dans cette période de la guerre qui sévit dans sa partie Est.
La résolution adoptée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU prévoit la création d’une mission indépendante chargée d’enquêter sur les crimes commis dans l’Est de la RDC depuis janvier 2022.

Cette résolution, présentée par la RDC et adoptée sans vote, constitue une première depuis la résurgence de la crise en 2022. Elle a mandaté une enquête internationale pour documenter les violations des droits de l’homme, notamment les exécutions sommaires, les violences sexuelles et les déplacements forcés de civils, attribuées à l’armée rwandaise et au groupe terroriste RDF/M23 .
Cette décision représente un tournant diplomatique majeur, car elle isole davantage le Rwanda sur la scène internationale et renforce la position de la RDC. Le texte exige également un retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais et appelle à des sanctions contre les responsables identifiés.

La communauté internationale, par cette résolution, envoie un message fort contre l’impunité et pour la justice.
Cette initiative vise à mettre fin à des décennies d’impunité dans une région ravagée par des conflits armés. Les violations documentées incluent des attaques contre des civils, des hôpitaux et des infrastructures humanitaires, ainsi que des violences sexuelles systématiques .
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a souligné l’urgence de cette enquête, rappelant que « le pire est peut-être encore à venir » si aucune action décisive n’est prise. Plus de 70 organisations locales et internationales avaient appelé à la création d’un tel mécanisme, espérant qu’il contribuera à une paix durable dans la région.
Carly Vangu



