Dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les miliciens Mai-Mai continuent de semer terreur et désolation au sein de la population civile. Selon une alerte de la société civile locale, ces miliciens, regroupés sous les factions IPLC de Kabido et Mayani, recrutent quotidiennement entre quatre et cinq enfants dans les groupements de Bangole et Bakaheku, situés dans la chefferie des Babila Babombi.

Le coordinateur de la société civile, Mugenyi Yuma, a exprimé son inquiétude face à cette situation. « Quatre à cinq enfants sont recrutés chaque jour par ces miliciens originaires de Mangina, au Nord-Kivu. Cela constitue un danger pour notre communauté », a-t-il déclaré, déplorant l’impact dévastateur de ces pratiques sur l’avenir des enfants et leur éducation.
Le recrutement forcé d’enfants par des groupes armés a également été signalé dans le territoire voisin d’Irumu. Des sources locales appellent à des opérations militaires pour enrayer ce phénomène, qui constitue une grave violation des droits de l’enfant et menace la stabilité des communautés locales.
La société civile de Mambasa exhorte les autorités compétentes à intervenir de toute urgence pour mettre fin à cette pratique. Elle insiste sur la nécessité de protéger les enfants et de garantir leur accès à l’éducation, tout en rétablissant la sécurité dans la région.
Signalons que l’Ituri reste confrontée à une instabilité chronique, cette situation souligne l’urgence de mesures concrètes pour protéger les populations vulnérables et éradiquer les activités des groupes armés.
Denis An


