Le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba a présidé, dans l’après-midi de jeudi à Kinshasa, une importante réunion de travail sur la Redevance logistique terrestre. Cette réunion a connu la participation des responsables des banques implantées en RDC , de la Direction générale des douanes et assises (DGDA) ainsi que les sociétés congolaises bénéficiaires de cette taxe, notamment l’Office national des transports (Onatra) et la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC). Une taxe que des tiers se permettent de saisir par voie judiciaire dans les banques congolaises, d’où la présence des banques commerciales Congolaises.

« Nous avons été reçus par son excellence Monsieur le vice-Premier ministre, ministre des transports. Non seulement l’Association congolaise des banques (ACB),mais aussi et également les sociétés qui relèvent du ministère des transports en tant que tutelle, c’est-à-dire l’Onatra et la SNCC. Nous avons discuté des voies et moyens pour les banques d’accompagner la perception de la taxe dont vous venez de parler (ndlr redevance logistique terrestre), afin de permettre à l’État d’avoir accès à ces fonds là et ainsi contribuer à toutes les dépenses d’investissement que ces sociétés doivent entreprendre sous l’impulsion du gouvernement », a déclaré Mme Marie-Gabrielle Kalenga Opese, présidente de l’association Congolaise des banques, Chief Executive de Standard Bank RDC, au sorti de cette réunion.
Quant à la problématique de saisie de ces comptes de la redevance logistique terrestre des tierses personnes par voie judiciaire, Marie-Gabrielle Kalenga Opese a fait savoir que des mesures idoines sont attendues de la part du vice-Premier ministre pour empêcher l’accès à ces comptes par voie judiciaire.
« C’est un point important dont nous avons discuté quand-même assez longuement pendant la rencontre qu’a organisée le VPM avec les sociétés d’État, Onatra, SNCC ainsi que les banques commerciales. Il est important de noter que les banques, en tant que partenaires, se sont engagées et s’engagent tous les jours à accompagner l’État dans la mobilisation des recettes. Mais, il est vrai que, avec le système judiciaire que nous avons, il arrive quelquefois que ces fonds-là fassent l’objet de saisie, des poursuites de la part de tiers. Nous avons expliqué et discuté de manière technique, comment permettre à l’État d’empêcher que ces fonds ne soient plus saisissables dans les comptes de banques commerciales. Il y a certaines mesures qui vont être prises, de manière à permettre aux banques d’agir dans le sens recommandé par le VPM », a-t-elle précisé.

« Comme vous le savez, cette taxe a été instituée pour permettre à notre entreprise de développer des infrastructures de développement tel que le chemin de fer et les ports. Et au jour d’aujourd’hui nous avons constaté que cet argent est confronté à des saisies intempestives de la part des tiers et même à des détournements au niveau des entités bancaires. Le vice-Premier ministre tenait à ce que nous puissions être sûrs de disposer de cet argent et qu’il soit effectivement destiné à l’objectif pour lequel il a été créé. C’est pour ça que les banques et nous avions été invité pour qu’on clarifie d’abord la quintessence de la chose et expliquer à tout le monde que c’est l’argent de l’État et ne peut pas être saisie », a fait savoir le Directeur Général de l’Office national des transports, M. Martin Lukusa.
Par ailleurs, le DG de l’Onatra a fait savoir que les fonds de la Redevance logistique terrestre ont permis à l’Onatra de faire quelques travaux, notamment la remise en état du chemin de fer Kinshasa – Kasangulu. Il compte qu’avec la conscientisation des banquiers que ces fonds seront accrus pour permettre la modernisation des infrastructures coûteuses de l’Onatra.
SAKOLA.INFO



