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Accueil » Renforcement de la transparence, une priorité pour relever les défis du changement climatique
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Renforcement de la transparence, une priorité pour relever les défis du changement climatique

Patrick LakweBy Patrick Lakwe16 novembre 2023Aucun commentaire7 Views
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C’est ce qu’il a déclaré, ce jeudi 16 novembre 2023, à Kinshasa, alors qu’il présidait la cérémonie de lancement du projet d’amélioration du recouvrement des recettes et de la gestion des dépenses en RDC et la présentation du rapport national sur le climat et le développement pour la RDC. Cela, dans l’optique de générer des revenus pour la RDC, pays solution et renforcer sa propre résilience et une croissance durable à faible émission de carbone.

Possédant la moitié des forêts d’Afrique, d’importantes ressources en eau douce et des réserves minérales essentielles à la transition verte, la République démocratique du Congo a le potentiel de contribuer à l’action climatique mondiale et de s’imposer comme pays solution au changement climatique tout en générant des revenus pour renforcer sa propre résilience et une croissance durable à faible émission de carbone. Pour y arriver, le nouveau Rapport national sur le climat et le développement (CCDR) pour la RDC, publié par la Banque mondiale, appelle le pays à se doter d’institutions plus solides et plus résilientes, à faire face aux conflits et à la fragilité accrus, et à investir substantiellement afin d’atteindre ses ambitieux objectifs climatiques.

Dans son discours, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a surtout remercié la Banque mondiale pour ce rapport qui est une véritable alerte pour la RDC. Cela montre clairement que si la RDC n’agit pas aujourd’hui, elle ne fera qu’accentuer les risques.

 » Je voudrais de prime abord commencer, cette allocution par vous remercier, tous, très chaleureusement pour votre présence en ce lieu et saisir l’occasion pour exprimer ma considération à Monsieur le directeur des opérations de la Banque mondiale, l’un des représentants des partenaires au développement en République démocratique du Congo. Aussi voudrais-je, très particulièrement, remercier l’ensemble de partenaires qui nous accompagnent et qui ont répondu à cette invitation ce jour. C’est un réel honneur d’être ici afin de recevoir, au nom du gouvernement, le rapport national sur le climat et le développement, CCDR).

Au nom du gouvernement et au mien propre, je voudrais ici rendre hommage au travail remarquable que l’équipe de la Banque mondiale a réalisé. Ceci témoigne le rôle important que joue la Banque mondiale et d’autres bailleurs pour soutenir les objectifs de développement de la République démocratique du Congo, notamment en ce qui concerne le renforcement de la résilience au changement climatique. Je voudrais ici rappeler comme déjà mentionné à la Cop-26 à Glasgow, où nous avions déjà fait la grande affirmation de la République démocratique du Congo comme étant pays solution à la question climatique. La République démocratique du Congo est considérablement concernée du rôle ô combien important qu’elle joue et devra jouer dans la préservation du climat et la séquestration du carbone et les autres éléments nécessaires à la transition énergétique.


À ce titre, il sied de noter que scientifiquement, il a été prouvé que les forêts du bassin du Congo, au regard de leur capacité d’absorption de carbone, constituent désormais, le premier poumon de l’humanité, après le Brésil en matière de lutte contre le changement climatique dont il va falloir, dès à présent, renforcer la préservation, la protection et la restauration.
En effet, les forêts du bassin du Congo, couvrent une superficie de 268.000.000 d’hectares dont 155.000.000 en République démocratique du Congo, soit environ 62% de cette superficie, pour un stock de carbone aujourd’hui estimé à 24 gigatonnes au minimum. À cela il convient d’ajouter les tourbières avec un stock de 30 gigatonnes de carbone, ainsi qu’un potentiel hydro-électrique estimé à 150 gigawatt, des gisements des métaux stratégiques, dont le cobalt, le lithium, le cuivre, le manganèse et tant d’autres, faisant de notre pays un acteur incontournable dans la transition énergétique globale. Ainsi, la République démocratique du Congo est un véritable pays solution à la crise climatique. Pour protéger nos forêts et promouvoir leur gestion durable, notre priorité est de renforcer la gouvernance et la transparence dans tous les secteurs de répondre au défi notamment du changement climatique », a déclaré Sama Lukonde.

Le Premier Ministre a par ailleurs salué la qualité du travail abattu à travers le rapport rendu public ce jour.

« Je voudrais souligner l’importance du travail analytique réalisé à travers le rapport lancé aujourd’hui, qui a finalement permis à notre pays d’évaluer et de quantifier les impacts du changement climatique sur l’économie, identifier les opportunités d’une croissance à faible émission de carbone pour soutenir la vision de la République démocratique du Congo de se positionner comme un pays solution. Il explore les moyens d’attirer des financements et des ressources du secteur privé et des organisations de développement et identifie les priorités politiques et d’investissement afin de stimuler l’adaptation, de renforcer la résilience, et de favoriser une croissance à faible émission de carbone, tout en atteignant des objectifs de développement plus large. Le CCDR soutient une vision stratégique du développement et du gouvernement de la République démocratique du Congo, tel qu’exprimé dans le plan national stratégique de développement (PNSD 203), atteindre le statut à revenu intermédiaire d’ici à 2035 et devenir une économie diversifiée et inclusive d’ici à 2050 stimulée par la croissance durable. Le rapport identifie les priorités nécessaires afin d’initier les actions les plus efficaces et les plus efficientes pour stimuler les adaptation, renforcer la résilience et favoriser une croissance à faible émission de carbone, tout en ciblant des objectifs de développement plus larges. Cependant, l’absence d’opérationalisation, le principal instrument de mise en œuvre de la vision et des priorités du pays en matière de gestion des risques des catastrophes. Étant donné cet impératif de s’engager dans l’action climatique par l’intermédiaire de son plan national d’adaptation et l’ancrage de son cadre stratégique à moyen terme sur le climat, dans ses contributions déterminées au niveau national. Avec la moitié des forêts et des ressources en eau de l’Afrique et des réserves minières d’une valeur des 1000 milliards de dollars, la République démocratique du Congo a l’intention de s’établir, comme je l’ai déjà dit, comme un pays solution climatique à l’échelle mondiale et générer des recettes pour renforcer sa propre résilience au changement climatique et une croissance durable à faible émission de carbone, la République démocratique du Congo a un rôle essentiel à jouer dans l’avenir de l’action climatique mondiale, en particulier dans l’absorption des gaz à effet de serre grâce à la conservation et à la gestion responsable de ses forêts, à la production d’énergies renouvelables et à la fourniture d’énergies propres. », a-t-il laissé entendre.

Notons que le gouvernement de la République démocratique du Congo s’est résolument engagé à lutter contre le changement climatique en renforçant la résilience dans cinq domaines clés identifiés dans le Programme national pour l’Adaptation, (le PANA). Et ce PANA qui comporte 5 domaines d’adaptation : les ressources en eau, les zones côtières, la santé, l’agriculture, et dégradation de sol et des écosystèmes. Les recommandations comprennent l’établissement d’un inventaire des risques climatiques et l’élaboration des mesures visant à atténuer ces risques, et la poursuite du programme du REDD+.
Grâce aux soutiens des donateurs et du fonds pour les pays les moins avancés, (fonds pour les PMA), la République démocratique du Congo a mis en oeuvre la plupart des actions PANA entre 2010 et 2015, y compris l’amélioration de surveillance des prévisions météorologiques et l’amélioration de la planification de la résilience au niveau local.

La couverture forestière de la RDC a un impact important sur les services écosystémiques mondiaux et nationaux. Les forêts de la RDC peuvent générer une valeur estimée entre 223 milliards et 398 milliards de dollars par an grâce au carbone stocké et aux services écosystémiques associés nécessaires pour atténuer les impacts des catastrophes et renforcer la résilience des communautés de la RDC.

Cette, cérémonie a connue la participation de certains membres du gouvernement et acteurs dans le secteur de changement climatique, entre autres, le Ministre des Finances Nicolas Kazadi, le Ministre du Budget Aimé Boji, la Ministre du Plan, et l’envoyée spéciale du chef de l’État aux questions climatiques, stéphanie Mbombo, ainsi que le directeur et cadre de la Banque mondiale.

Sakola.info

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