
La camerounaise Marie Francine Dongmo a présenté à l’Institut national des musées de Kinshasa son œuvre d’une moto fabriquée en machettes, décrivant la réalité sociale et économique de motos taxis en Afrique subsaharienne et l’Afrique noire en générale.
l’Afrique ne baisse pas les bras pendant cette période des neuvièmes jeux de la francophonie à Kinshasa où le croyable talent des africains bat son plein, dans ce même élan, Marie Francine présente sa moto fabriquée avec les machettes, ornée de fleurs qui, d’après elle, la machette est un symbole de la violence.
«Les machettes représentent la bravoure, la violence et le courage des conducteurs qui affrontent quotidiennement les accidents ainsi que le danger de circulations et de la précarité et les fleurs, beauté, la résilience, la vie qui amande ce moyen de transport, sang de victimes des acrobaties», a-t-elle expliquée.
Dans la continuité de son intervention, l’habitante du Cameroun indique les conducteurs de moto taxi de son pays, ont une forte solidarité entre eux qui par ce biais, ces derniers ont la capacité de déstabiliser qui que ce soit dans son pays respectif.

«Au Cameroun d’après l’opinion publique, la moto est le cinquième pouvoir, parce que les conducteurs de la moto peuvent se décider de déstabiliser une personne ou encore coincer une personne, et les politiques les exploitent pour les campagnes électorales, voir autres activités et Ils ont une solidarité qu’on ne peut pas expliquer», a ajouté Marie Francine Dongmo
D’après cette camerounaise, cette moto fabriquée en machettes, consiste à pousser les gens à réfléchir sur les enjeux et le paradoxe qui tournent autour du métier de la moto taxi qui, à la fois, est un facteur de liberté et de risque de progrès et de souffrance.
Orly Nkounkou


