
La société civile de Goma monte en créneau cette semaine pour l’inertie du gouvernement central observée pendant une année depuis la cité de Bunagana (Nord-Kivu) tombait entre les mains des rebelles du M23 et leurs soutiens rwandais.
Pour ce faire, la société civile de Goma exige au gouvernement de démissionner pour son incapacité de défendre la souveraineté nationale, et indique aussi avec regret que la misère de la population dans les entités sous contrôle rebelle s’accentue.
«Vu que les efforts diplomatiques et les tentatives des offensives militaires et diplomatiques ont échoués, la société civile et la population dans l’est de la RDC, exigeons la démission du gouvernement central car n’étant à mesure d’assurer la souveraineté et l’intégrité du patrimoine national congolais», a déclaré Marrion Ngavho, président de la société civile urbaine de Goma.
En vue de permettre les déplacés de l’Est de la RDC de retrouver leurs lieus, et de reprises des échanges commerciaux sur la route Goma-Butembo-Bunia-Kisangani, Marrion Ngavho fait appel aux forces de défense et de sécurité de la RDC.
«Dans l’immédiat aux forces de défense et de sécurité de la RDC, sans compter aux forces régionales et autres, de lancer les offensives et le nettoyage de positions du M23 et ADF pour ainsi faciliter le retour de déplacés de l’est de la RDC dans leurs entités et procéder à la réouverture de la route Goma-Butembo-Bunia-Kisangani en vue de la reprise des échanges commerciaux» a-t-il ajouté.
Il sied de rappeler que, la cité de Bunagana (Nord-Kivu) fut occupée par le Mouvement du 23 mars (M23) depuis le lundi 13 juin 2022 dans la matinée sans combats. Les éléments de cette rébellion, qualifiés de mouvement terroriste par le gouvernement congolais, ont pris le contrôle de cette cité, après le retrait des militaires FARDC. La cité et ses villages voisins restent vidés de leurs populations jusque-là.
Carly Vangu


