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Affaire Dolly Makambo: Godé Mpoy respectueux des lois de la RDC

L’affaire Dolly Makambo ne cesse de faire couler encre et salive dans l’opinion publique et même de manière incorrecte malgré la sentence du tribunal militaire.

Certains mouvement citoyens non-autrement identifiés accusent le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoyi d’être impliqué dans le dossier en influençant la procédure. En matière, ils considèrent que l’assemblée provinciale a laissé de côté de manière expresse dans sa plénière du 4 Novembre sur la suspension de Dolly Makambo, ministre provincial de l’intérieur.

Notons que du principe de séparation de pouvoir, l’assemblée provinciale de Kinshasa, le dossier Dolly Makambo a été traité en procédure de flagrance. D’où l’assemblée provinciale de Kinshasa ne pouvait plus débattre sur le dossier.

Et si il devait y avoir suspension, la procédure passe par la volonté personnelle du gouverneur de la ville, qui devait soit le suspendre ou lui demandait de démissionner. Ce qui n’était pas fait. Et, l’assemblée provinciale ne procéderait que par une question orale puis suivra une motion de défiance au cas où la réponse à la question ne satisfait pas.

Seulement, il est important de souligner que le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa n’a pas le pouvoir d’influer sur la justice et aussi n’est lié ni de loin ni de près au dossier Dolly Makambo.

C’est le lieu d’éclairer l’opinion qui compare le dossier Dolly Makambo à celui de Guy Matondo. Le dossier Guy Matondo est parti d’une question orale avec débat lui adressée par le député provincial Didier Tenge Te Litho, en passant par l’interpellation jusqu’à la mise en accusation. Tandis que pour Dolly Makambo, la Justice se saisit du dossier en procédure d’urgence parce qu’il y avait flagrance.

Au regard de la Constitution et des lois du pays, ces deux missions ne relèvent pas des compétences de l’Assemblée provinciale, moins encore de sonPrésident. Car, en Droit congolais, lorsque la Justice est saisie d’un dossier, toutes les autres instances sont neutralisées.

Pour s’en convaincre, l’alinéa 2 de l’article 151 de la Constitution est, on ne peut plus, intransigeant : « Le pouvoir législatif ne peut ni statuer sur des différends juridictionnels, ni modifier une décision de justice, ni s’opposer à son exécution ». Somme toute, l’Assemblée provinciale de Kinshasa ne pouvait se placer aux antipodes de ces prescrits de la Loi.

Patrick LAKWE

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