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EBOLA: Vers une stabilisation de la propagation de la maladie

Le ministre de la santé a fait un point sur l’état de l’épidémie de la maladie à virus Ebola au cours d’une conférence de presse le vendredi 7 juin 2019 à Kinshasa. Oly Ilunga Kalenga a mis un accent particulier sur les 3 défis à relever pour éradiquer cette 10ème épidémie qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis le mois d’août dernier.

Il s’agit de la surveillance épidémiologique, la prévention et le contrôle des infections des décès communautaires.

Tout en reconnaissant que la situation de la maladie à virus Ebola demeure critique à l’Est de la RD-Congo, le ministre de la Santé publique, Oly Ilunga a appelé la communauté à rester optimiste face à ce fléau.

Le ministre de la santé, Dr. OLY ILUNGA KALENGA

Le ministre de la santé en RDC a plaidé pour le renforcement de la surveillance épidémiologique, avec le listage et le suivi des contacts, afin de briser la chaîne de transmission de la maladie.

“Tous les contacts de cas confirmés doivent être listés et suivis pendant 21 jours. Le pourcentage des contacts suivis est faible. Donc, il faut continuer à renforcer le listage des contacts autour de chaque cas et renforcer également le suivi des contacts en impliquant davantage les autorités politico-administratives et les leaders communautaires, mais aussi les leaders traditionnels”, a précisé le Dr Oly Ilunga.

Une inquiétude sur la qualité et capacité des formations sanitaires

Par ailleurs, Oly Ilunga relève une inquiétude et plaide pour le renforcement des mesures de prévention et contrôle des infections dans les formations sanitaires communautaires afin de réduire le taux d’infection nosocomiale. “Entre 25 et 30% des contaminations ont lieu dans des formations sanitaires”, a-t-il renseigné.

Concernant les décès communautaires, le ministre a laissé savoir que le taux reste élevé. Entre 28 et 43% des décès notifiés chaque semaine ont lieu en dehors d’un centre de traitement d’Ebola ou un centre de transit. “Ce qui est positif c’est que la majorité des décès communautaires bénéficient d’un enterrement digne et sécurisé”, a-t-il conclu.

sakola.info

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