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Kibali Gold: Un cadre reglèmentaire pour attirer les investisseurs

Le président et PDG de Barrick dont la filiale Kibali Gold Mine exploite de l’or en territoire de Watsa dans la province du Haut-Uelé, a tenu ce lundi 28 janvier, comme dans sa tradition après chaque trimestre, une conférence de presse. Au cours de celle-ci, Mark Bristow a révélé que Kibali a battu le record sur tous les plans en 218. Elle a produit 807.251 onces d’or alors que les prévisions étaient de 750.000 onces.  D’après M. Bristow, une nouvelle ère a commencé pour la société Kibali depuis le 1er janvier dernier avec la fusion entre RandGold et Barrick, deux géants aurifères qui ont convenu de mettre leurs capitaux ensemble pour exploiter la mine d’or de Kibali.

Seulement, le numéro 1 de Barrick insiste sur le fait qu’il faudra continuer d’avoir des échanges avec le gouvernement congolais par rapport au cadre légal et réglementaire du pays. Allusion faite au nouveau code minier. « D’après notre analyse, il est difficile avec les conditions réglementaires dans lesquelles nous évoluons, de continuer à mobiliser les investisseurs qui puissent avoir une marge de manœuvre de faire des bénéfices qui soient confortables », a déclaré Mark Bristow.  Il fait savoir qu’il a une vision de prendre le risque de parler aux investisseurs qui peuvent mobiliser des capitaux, prendre ces capitaux et les amener au Congo, parler aux autorités afin de leur donner des autorisations et des permis afin qu’ils puissent transformer les ressources du sous-sol en une valeur, une richesse qui sera distribuée au Gouvernement, aux communautés ainsi qu’aux investisseurs ayant pris le risque.

Pour ce faire, estime Mark Bristow, il y a une équation dans laquelle il faut trouver de l’équilibre. « Lorsque cette équation penche vers l’Etat et que les investisseurs sont asphyxiés avec beaucoup de taxes, il n’y a pas création de richesses », fait-il remarquer avant d’ajouter que le Congo a besoin de beaucoup de milliards de dollars américains que ceux déjà investis dans les entreprises minières dans le pays mais qui n’ont pas encore dépassé 10 milliards. D’après lui, il faudra créer d’autres pôles de développement qui puissent s’ajouter à celui du Katanga. Pour cela, recommande Mark Bristow, il faudra assouplir certaines dispositions du Code minier.

Le numéro 1 de Barrick déplore par exemple le fait que la taxe pour la promotion de l’industrie (FPI) payée à ce jour (1,2 millions USD) par Kibali, soit prélevée en violation des provisions du code minier. Parmi les questions juridiques et fiscales en suspens pour cette société, il y a entre autres l’exécution lente de l’accord sur le remboursement de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ; la taxe sur l’échantillonnage de carburant qui continue à être prélevée ; la perception de la TVA sur les services locaux, le différend sur la propriété d’échantillons d’or ; l’obligation de créer un partenariat plus équitable avec le gouvernement sur la construction et le maintien des infrastructures nationales grâce à une application efficace de la taxe FONER… Il faut rappeler que depuis 2010 jusqu’au quatrième trimestre de 2018, Kibali Gold Mine a déjà investi 2,54 milliards USD payés sous forme de taxes, permis, infrastructures, salaires et paiements aux fournisseurs locaux. C’est une dette à rembourser fait savoir Cyrille Mutombo, Directeur pays RDC de Barrick.

sakola.info/scooprdc

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