PUB
PUB

Forum sur l’exploitation forestière au Congo

La province du Kongo Central, qui abrite la RBL, a une superficie de 53 920 km². Elle est subdivisée en trois anciens districts (Bas-Fleuve, Cataractes et Lukaya) et compte trois villes (Matadi, Boma et Mbanza Ngungu). La population du Bas-Congo est passée de 2 977 320 à 4 380 719 habitants entre 1998 (PNUD/UNOPS, 1998) et 2010 (DSCRP Bas Congo, 2011). Entre 1997 et 2010, le taux moyen de croissance démographique annuel se situait autour de 3,3 % alors que la moyenne nationale était de 3 %.
La population présente de faibles taux de masculinité, parfois inférieurs à 40 %, combinés à des proportions de jeunes de moins de 20 ans dépassant 50 %. Cette situation pourrait être expliquée par l’exode rural des hommes qui ont tendance à vider les villages enclavés.
L’exploitation forestière avait commencé vers le début du dernier siècle en RDC par le l’ancien district du Bas-fleuve dans les forêts de Mayombe par deux sociétés forestières étrangères, à savoir : la Société forestière et commerciale (FORESCOM) et la Société agricole et forestière (AGRIFOR). D’autres sociétés à l’instar de l’AGRIYUM s’étaient installées dans la zone pour l’exploitation de bois d’œuvre. La proximité des voies de sortie a facilité grandement, plus qu’ailleurs au pays, l’exploitation des ressources forestières. Le couvert forestier a fortement reculé au point que les massifs forestiers représentatifs des formations primaires dans cette zone se retrouvent presqu’essentiellement dans le territoire de la Réserve forestière et de la RBL.

Historiquement, une réserve forestière a d’abord été créée à Luki le 12 janvier 1937 par ordonnance coloniale du Gouverneur Général, n° 05/AGRI. À sa création, elle est placée sous l’administration et la gestion de l’Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo, INEAC. Après l’indépendance, à partir de 1971 quand le pays change de nom, passant de Congo à Zaïre, l’INEAC change de nom et devient l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomique (INERA) et placé sous la tutelle du Ministère en charge de la recherche scientifique.

About The Author

Related posts

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *