L’écosystème congolais en DANGER

Les forêts du Bassin du Congo font face à de nombreux défis qui menacent leur survie. Le taux annuel de déforestation est estimé à 2%, soit une superficie de 2.000. 000 ha/an (entre 1990 et 2000, le taux de déforestation a connu une nette diminution entre 2000 et 2010, passant à 0,14%.

Les gorilles massacrés
Les gorilles massacrés

Le braconnage pour l’approvisionnement de la filière de la viande de brousse est entrain de provoquer la disparition de certaines espèces animales. L’exploitation informelle ou non durable du bois ne cessent de fragmenter et de dégrader les espaces naturels. Les conflits armés, la mauvaise gouvernance, la faible capacité institutionnelle réduisent les efforts de conservation et accentuent la dégradation des écosystèmes forestiers. Enfin, l’apparition plus fréquente d’évènements climatiques est entrain d’affecter les écosystèmes forestiers du bassin qui constituent d’importants puits de carbone à préserver pour l’équilibre climatique mondial.

Le programme d’Appui à la Conservation des Ecosystèmes du Bassin du Congo (PACEBCo) est une réponse de la Banque Africaine de développement aux préoccupations exprimées par les Chefs d’Etats lors du Sommet de Brazzaville en 2005, concernant la mise en œuvre du Plan de Convergence de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) qu’ils venaient d’adopter.

Programme intersectoriel conciliant les enjeux environnementaux et socio-économiques, le PACEBCo contribue donc à la mise en œuvre des axes stratégiques du Plan de convergence de la COMIFAC, et à la mise en œuvre de la Politique Générale de la CEEAC en matière d’environnement et de gestion des ressources naturelles. Il a été lancé à Kinshasa en 2009.

Il couvre les dix pays membres de la COMIFAC que sont : Le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tome & Principe et le Tchad. Il intervient dans six des douze paysages écologiques du Bassin du Congo  à savoir :

le paysage Tri nationale de la Sangha (Cameroun, RCA, Congo) ;

le paysage des Virunga (RDC, Rwanda) ;

le paysage Maringa-Lopori-Wamba (RDC) ;

le paysage Maiko-Tayna-Kahuzi Biega (RDC) ;

le paysage Monte Alen-Monts de Cristal (Gabon, Guinée Equatoriale) ;

le paysage Lac Télé-Lac Tumba (RDC, Congo).

La mise en œuvre du Programme s’est fait à trois niveaux essentiels : (i) la coordination générale par la CEEAC pour l’orientation générale et l’animation du Comité de pilotage, (ii) la coordination technique par la COMIFAC pour les activités transversales touchant l’ensemble des pays de la CEEAC ; (iii) la gestion quotidienne du programme et le Suivi-Evaluation interne par l’Unité de Gestion du Programme (UGP). Le principe du partenariat étant à la base de l’ensemble des interventions de terrain, des conventions et contrats ont été signés entre la CEEAC et diverses institutions nationales et sous-régionales (Ministères ou agences gouvernementales en charge, les Organisations internationales (RAPAC, CIFOR, CEFDHAC, EFG, ERAIFT, SNV, etc.) pour la réalisation des activités dont la plupart profitent directement aux 10 pays de l’espace COMIFAC.

Les activités du programme sont articulées autour de quatre composantes à savoir : (i) le renforcement des capacités des institutions du traité de la COMIFAC ; (ii) la gestion durable de la biodiversité et adaptation aux changements climatiques ; (iii) la promotion durable du bien être des populations ;  et enfin, (iv) la gestion et coordination du programme.

L’enjeu de l’Atelier de Kinshasa est de partager les connaissances acquises et confronter les expériences accumulées tout au long de la mise en œuvre du PACEBCo afin de tirer les enseignements et apprendre les leçons susceptibles d’être utiles tant à d’autres programmes actuels et futurs qu’à des organisations partenaires de la sous-région.

Sakola.info

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